La période capétienne

Disputée entre l'influence Française et l'influence Allemande la Lorraine a dès lors une histoire très troublée. Vassale du Saint Empire Romain Germanique, elle se morcelle du Xème au XIIème siècle, en fiefs rivaux:
- Duché de Lorraine,
- Comtés de Bar et de Luxembourg,
- Evechés de Metz, Toul et Verdun,
dont les luttes sont permanentes. L'hostilité règne souvent entre l’évêque et les bourgeois.

La Croix de Lorraine, ou croix double, que les Ducs et les Princes de Lorraine portaient comme marque de distinction particulière, est la même que la croix patriarcale ou croix des Grecs; elle tire son origine de la croix de Hongrie.

Croix de Hongrie

Les quatre plus anciennes maisons de la chevalerie Lorraine, aussi ancienne que l'état lui-même, étaient ordinairement appelées les quatre Grands-Chevaux de Lorraine.
C'étaient les illustres familles du Châtelet, de Lenoncourt, de Haraucourt et de Ligniville.

Grands propriétaires terriens, les seigneurs quasi indépendants et les abbés directeurs des monastères tiraient des serfs, cultivateurs du sol, ainsi que des bourgeois, des redevances le plus souvent en nature.
Ils exerçaient sur eux une justice sévère et assuraient leur protection.

Seules quelques-unes de nos villes, Lunéville, Gerbéviller, Einville, jouissaient de la loi libérale de Beaudoin.

Pour maintenir leur autorité sur les populations asservies, se défendre contre des voisins avec lesquels ils étaient constamment en lutte, pour résister aux bandes de pillards et aux hordes germaniques qui fréquemment envahissaient le sol Lorrain, les Seigneurs s'étaient bâti des "maisons fortes" et des "châteaux-forts".

Trop éloignés pour défendre leurs abbayes et leurs prieurés, les évêques, moyennant redevance s'assuraient le secours des seigneurs voisins en cas d'attaque.
C'étaient leurs "Voués" et leurs hauts justiciers.

Les châteaux-forts de Lunéville, de Blâmont, de Pierre-Percée, de Moyen, de Deneuvre, étaient les plus importants, puis venaient ceux de Bayon, Baccarat, Parroy, Magnières, Damelevières, Einville, Blainville et Haussonville.

Des enceintes le plus souvent peu étendues, constituées par des murs hauts et épais, renforcés à leurs angles de tours carrées ou rondes et couverts d'un toit, enceintes qu'entouraient des fossés profonds, protégeaient un donjon avec ses dépendances.

Des gens du village ou des villages voisins, à titre de corvées faisaient le guet dans la forteresse et la défendaient au besoin.

Les seigneurs justiciers élevaient des potences dans les localités qu'ils habitaient et ils étaient singulièrement jaloux de la conservation de cet emblème de leur puissance.

Il faut atteindre les environs du Xème siècle pour trouver chez nous des restes d'églises médiévales. Au Xème siècle, nos églises étaient toutes en mauvais état, et, soit en raison de leur vétusté, soit pour obéir a la tendance irréversible d'alors qui poussait à les remplacer par de plus beaux monuments, elles disparurent.

De puissantes abbayes étaient élevées avec de somptueuses églises, un cloître, une habitation abbatiale et parfois une tour de défense. Ces abbayes avaient des annexes à distance, des prieurés (Xures).

Les archives si précieuses des monastères les plus importants et souvent les seuls documents de l'histoire de nos localités, nous ont initiés sur les subdivisions infinies de notre sol, par ces seigneuries laïques et religieuses.

Nous y trouvons d'intéressants renseignements sur la diversité des coutumes et des régimes des localités, lesquels variaient avec le bon plaisir des maîtres, et étaient sans cesse l'origine de conflits.

Le village de Parroy, par exemple obéissait à six seigneurs. Certain seigneur possédait l'un des côtes de la rue, un autre l'autre moitié, l'un le bas, l'autre le haut du village.
C'était le chaos, c'était la division des familles, et cette division s'aggravait des extrêmes difficultés apportées aux mariages des gens relevant des seigneurs différents et de celles résultant du partage de leurs biens propres.

Les lorrains de notre région et les Messins, qui possédaient une grande partie de nos terres, ont guerroyé pendant des siècles pour la possession des bourgs, des villages, des forêts. A ces luttes s'ajoutaient des désastres d'invasions répétées, des famines, des maladies épidémiques. La lèpre, aujourd'hui disparue, avait ses foyers qui imposaient la séquestration des malades dans des habitations spéciales, les bordes. A Einville, un écart en porte encore le nom (il s'agit du lotissement faisant face au collège Duvivier).

Abbayes bénédictines

En 960, alors que vient d'être créée la Haute-Lotharingie, que le Roi de France se nomme Lothaire, que notre région est gouvernée par Frédéric, le Roi Otton 1er, le grand roi de Germanie, confirme que sa femme Adelbeide a donné à la Vierge Marie de Bouxière, l'église de Bézange-la-Grande (In villa Bézangia) "avec tout ce qui dépend, en terres, prés, vignes et serviteurs". Il confirme une nouvelle fois cette donation en 965.

Bezange-la-Grande, en 2012 est un village de cent quatre-vingt habitants environ, situé au nord-ouest du chef-lieu de canton qu'est Arracourt. Ces derniers ont élu comme Maire, Mr MASSEL Laurent.

Quand, venant d'Arracourt par le CD 23, on atteint la crête du contrefort dont une partie du village en descend la pente, on admire un paysage boisé et vallonné. A gauche, entre la forêt de Ranzey et le bois de Sainte-Marie, un lacet vous mène à Hoéville.

En face de vous, en bordure du chemin desservant Moncel-sur-Seille, les fermes de Sainte-Marie, en lisière du bois portant le même nom, admirent les usagers de ce chemin.

Au fond de cette vallée, coule la "Loutre Noire" qui, après être passée à Bézange se dirige vers Moncel, pour, après l'avoir traversé, grossir la Seille.

Les coteaux, situés au nord sont recouverts par l'imposante foret dite de Bézange. Aux sommets de ceux-ci passent la limite des départements de Moselle et de Meurthe-et-Moselle. En suivant cette "frontière", nous recouvrons encore, mais malheureusement laissées à l'abandon des bornes Franco-Allemandes, qui marquaient les limites de nos deux pays.

Aux abords de la borne 1317, cinq tumulus du début de l'âge de bronze (3000 av J.C.) ont été découverts et fouillés.

Tous les ans, au mois de mars, des chercheurs de jonquilles sillonnent cette foret et y détachent du sol, d'imposants bouquets de clochettes d'or.

Le territoire communal est très étendu, il atteint 1648 hectares.

Bezange vue du ciel

En 978, Thierry 1er, succède à Frédéric à la tête de la Lotharingie.

En l'an 987, débute pour la France la dynastie des Capétiens avec l'arrivée de Hugue Capet, lequel succéda à Louis V qui avait pris le pouvoir en 986.

En 1010, alors que Robert II le Pieux, gouverne la France depuis 996, Bertholde, Evêque de Toul, donne à l'abbaye de Saint-Sauveur dans les Vosges, qu'il venait de faire construire, la ville d'Arracourt près Vic ("Arralcourt Prope Vicum"), comme il était de coutume à cette époque avec ses terres, prés, vignes et hommes.

Arracourt, est à l'heure actuelle (2012) le chef-lieu d'un des plus petits et des moins peuplés cantons de France.

Son maire est Ginette Marchand, élue en 2008 pour un mandat se terminant en 2014.

Le village se trouve sur un relief relativement plat. De vastes étendues cultivées ceinturent le village. Des masses de végétations masquent, à celui qui arrive par les CD 914 ou 23, partiellement les constructions. Ces dernières, principalement implantées en bordure du CD 914, axe qui, traversant le village, relie Lunéville, distant de 18 km à Château-Salins, distant de 15 kms.

Venant de Lunéville, après avoir longé sur quelques centaines de mètres, un coteau recouvert d'une foret dite de "Bénamont", le visiteur remarque sur sa gauche deux mamelons surnommés "les Jumelles". En face de lui, l'horizon lui permet d'admirer à gauche la forêt de Bézange, au centre, les toits de Juvrecourt et à droite les fermes de l'écart de Riouville.

Arracourt vu du ciel

En 1026, débute le règne de Frédéric II sur la Lotharingie.En 1033, cette région appartient à Frédéric III.
De 1033 à 1044, elle est gouvernée par Gozelin.
De 1044 à 1047, elle est sous la direction de Godefroid le Barbu.
En 1047, Adobert la gouverne durant un an environ.
De 1048 à 1070, Gérard 1er est à la tête de cette région.

Thierry, fils ainé de Gérard d'Alsace (Gérard ler), naît sans doute dans les années proches de 1050. A la mort de son père, en 1070, il lui succède sur le trône Ducal. Un conflit qui durera près de deux ans éclatera entre lui et son frère Gérard lequel exige une part de l'héritage paternel. Las de la lutte, Thierry rendra justice à Gérard en lui abandonnant le Saintois dont la capitale est Vaudémont.

Celui-ci, devenu Comte de Vaudémont est donc à l'origine de cette branche cadette de la famille de Lorraine, autonome jusqu'au XVème siècle.

En 1076, éclate la "Querelle des Investitures" entre le Pape Grégoire VII et l'empereur Henri IV. Thierry soutient le parti de son suzerain et s'oppose à Hériman, évêque de Metz.
La situation politique entrer la papauté et l'empereur s'envenime. Le Pape excommunie Henri IV, tandis que celui-ci fait déposer Grégoire VII par le synode de Worms.
Abandonné par le clergé Allemand, l'empereur doit faire face à une révolte de féodaux.
Henri IV est contraint d'abandonner le combat. Les 26, 27 et 28 janvier 1077 il vient implorer le pardon du Pape en s'agenouillant devant la porte de son château. Grégoire VII ne lui accordera l'absolution que le troisième jour.

En 1078, l'empereur à Metz, chasse l'évêque et confie un certain nombre de pouvoirs sur la cité au Duc de Lorraine.

En 1079, Thierry épouse en première noce Hedwige de Formbach.

En 1080, Thierry rencontre à Mayence l'empereur, tandis qu'éclate un nouveau conflit avec la papauté. Le Duc de Lorraine fonde, à Nancy le prieuré Notre-Dame vers 1080.

Thierry, dont la première épouse est décédée, se remarie en 1095 avec Gertrude, veuve d'Henry, comte de Louvain.

Le Pape Urbain II prêche la première croisade en 1095, au synode de Clermont. Cette croisade se terminera par la prise de Jérusalem en 1099.Thierry, malade, ne prend pas part à la croisade et se fait relever de ses vœux par le légat du Saint-Siège qui exige qu'il envoie à sa place 4 chevaliers Lorrains.

Le Duc de Lorraine qui intervient toujours dans les affaires Messines, prend, en 1105, le titre insolite de "Dux Metensium".

Thierry de Lorraine, que ses exploits dirent surnommer "Le Vaillant" meurt en 1115.

En 1076, alors que la France est dirigée par Philippe 1er, successeur d'Henry 1er, un nommé Vauthier de Lorrey donne à Bertrice, Abbé de Moyenmoutier les "deux quarts" d'un alleu à Givicourt (Apud Givicurtem). Givicourt fut successivement une église paroissiale, un ermitage et un lieu-dit de Parroy.En cette même année, Albert 1er de Parroy, frère de Gauthier de Lorey, fait à ce même Abbé de Moyenmoutier, donation de son alleu de Malzéville.
Un peu plus tard, Albert II, fils du précédent, donne à Séhérus, Abbé de Chaumoussey, un quartier et un petit bois à Basemont (Bauzemont).

Parroy, est peuplé de 160 personnes environ. Sur les cartes, nous le trouvons à 5 kms environ, au sud-est du chef-lieu de canton. Son Maire est Mr Roland Wagner.
Ce village a trois entrées principales.
- Lorsque venant d'Einville, après avoir surplombé à droite le Canal de la Marne au Rhin, la rue principale apparaît, rectiligne jusqu'au centre du village. Face au monument aux morts, cette dernière se divise pour rejoindre soit Coincourt, soit Mouacourt.
- En venant de Mouacourt, le village se détache sur un plateau. Les toitures et le clocher forment l'horizon. Par la sinuosité de la route dans la plaine du Sanon, la perception du village se fait avant d'enjamber le canal.
- Venant de Coincourt, le village est en partie caché par une usine disgracieuse et poussiéreuse de fabrique d'éléments en béton appartenant à l'ancien maire de la commune, Mr Michel Bonhomme.

On accède à Lunéville distant de 18 kms par le CD2 puis par le CD914.

Situé sur le contrefort d'un vallon, Parroy surplombe une plaine dans laquelle coulent le canal déjà cité ci-dessus et le Sanon. Cette vaste plaine inondée à deux ou trois reprises chaque année est bordée d'est en ouest d'une immense forêt, dite de Parroy.

Parroy vu du ciel

La découverte de vestiges d’habitat dans des mardelles démontre que Parroy a été un lieu de rencontres, bien avant 1077.

Deux étendues d'eau se trouvent sur cette commune, l'étang de Bossupré situé à la lisière de la forêt et le réservoir régional du canal, connu sous le nom d'étang de Parroy.

Ce village a été la propriété d'une famille de seigneurs, dont les attaches sont connues avec la famille de Lunéville, depuis Flomar V. Cette lignée descendait des Leudes, puissants dans le Chaumontais.

Il est dit dans une charte familiale des seigneurs de Parroy:

"Les seigneurs de Parroye sont si grands seigneurs qu'ils tiennent l'épée et ne le tiennent ny de roy, ny de le village de Dieu et le tenant comme franc alloeuf et héritage; le peuvent et prince, dépendre sans prendre congé à personne, etc..."

Les armoiries de cette famille étaient formées de trois lions d'or sur gueules à la bordure engrelée d'azur.

Armoiries des seigneurs de Parroye

En 1078, la Comtesse Sophie donne à l'abbaye de Saint-Mihiel le village de Bathelémont (Bathelanimons).

Bathelémont-les-Bauzemont, bâti sur le flan d'un vaste coteau, dominé par la forêt de Bénamont, est peuplé d'une soixantaine de personnes.

Son Maire est Mr Serge Husson, auteur d’une recherche historique très intéressante à propos de Jean-Nicolas Stofflet, que l’on peut d’ailleurs suivre sur ce site.

A l'écart des axes principaux du Canton, on accède à Bathelémont-les-Bauzemont par 1e CD 12b, en traversant les cultures qui le bordent.

Bathelémont-les-Bauzémont, a eu deux seigneuries principales, representées, l'une par l'abbaye de Domèvre, l'autre par les Maisons de Juvrecourt et de Parroy.

Cette division du village en seigneuries distinctes n'entraînait pas seulement, comme conséquence, pour Bathelémont, comme pour toutes les localités soumises aux mêmes divisions, un partage parfois différent des impôts, mais elle produisait un état de gêne incroyable dans les relations entre les gens de chaque seigneurie. C'est ainsi qu'un sujet de l'une ne pouvait ni acheter ni vendre des biens d'héritage aux sujets de l'autre. Les enfants d'une seigneurie ne pouvaient se marier aux enfants de l'autre sans la permission de leurs dits seigneurs.

Le passage du 11ème au 12ème siècle de notre canton est marqué par la vie d'une veuve vertueuse et bienfaisante, Cunégonde de Réchicourt.

Son histoire est des plus attachantes et paraît mêlée à celle des Sires de Parroy.
Les Bénedictins de Metz, font de cette femme, la fille d'un certain Gérard de Réchicourt (château Bréhain) et de Dame Marthe.
Elle se marie d'abord à Geoffroy ou Rottfried de Viviers, chevalier (1042), mais elle est bientôt veuve et, en souvenir de Geoffroy, elle donne a Chamoussey une portion de son patrimoine propre, situé à Bauzemont.
Remariée a Mattefreid de Trincy, elle est de nouveau veuve en 1103. Ainsi s'expliquent les qualifications nombreuses que les auteurs lui attribuent.
On lui connaît trois enfants.
- Thierry, tué dans sa jeunesse et enterré à Senones vers 1097. De là vient la bienveillance de la Comtesse pour l'abbé Antoine, qui venait d'y être transféré au sortir du prieuré de Saint-Christophe à Vic.
- Gobert, fils du second mari, qui fut sous-voué à Senones entre 1100 et 1110. C'est en 1103, alors que son père vivait encore que lui furent donnés les biens situés à Xures et à Mouacourt.
- Adelaïde ou Alïde, qui épousa Simon de Parroy et dont les fils Thierry et Gérard sont bien connus.

D'autres donations complétèrent celles que nous venons d'énumérer, portant sur des terres situées à Coincourt, la forêt de Valandies (près de Xures), les eaux et la pêcherie du Sanon.

On ignore la date et le lieu de la mort de cette vénérable personne.


Ce village est habité par cent trente personnes environ qui ont élu comme Maire, Monsieur Robert Wagner.

On entre dans cette commune par le CD 2. Les habitations bordent cet axe. Construit sur un site vallonné, en bordure de la plaine du Sanon, il est éloigné des centres d'Arracourt et d'Einville de 15 kms, de Lunéville de 23 kms.

Deux forêts se trouvent à proximité de ce village, la forêt de Parroy et la forêt Haut de la Croix, dont la lisière forme la du limite du département.

Le prieuré, construit en 1129, amena des contestations au sujet des dîmes novales. Ces dernières furent partagées par moitié entre l'abbé de Beaupré et le vicaire de la Garde. Les religieux eurent la part appartenant à la chapelle.

Mouacourt. Organisé dans la plaine du Sanon, en contrebas de la route reliant Parroy à Xures (CD 2), Mouacourt reste à l'écart du trafic routier.

L'agglomération formée d'une rue droite offre au visiteur venant de Parroy une vision globale.

Ses quatre-vingt six habitants ont élu maire Mr Jean-Marie Pierson.

Adossé à la forêt de Parroy, il est le seul village du canton à être sur la rive gauche du Sanon. Ce ruisseau et le canal de la Marne au Rhin séparent Mouacourt d'un écart appelé Quartier de l'Ecluse où une dizaine de personnes résident.

Comme nous l'avons vu, les découvertes d'objets (haches polies) au lieu-dit ''La Chapelle de Saint-Laurent'' ont démontré qu'une civilisation y a séjourné il y a plus de 7000 ans.
La hache polie, arme de guerre et de chasse, servait aussi aux usages domestiques les plus divers. On l'adaptait au moyen de ligatures ou de mortaises. Certaines étaient assujetties à des manches en bois de cerf.
C'était l'arme nationale.

En 1110, alors que Louis VI le Gros, successeur de Philippe Ier gouverne la France depuis 1108, l'évêque de Toul, Renaud, par une charte dans laquelle figure un nommé Hugo de Bezange (Hugo Nobilis vir de Besenchez) confirme les biens de l'Abbaye de Saint-Epvre à Bézange.

En 1121, Etienne, évêque de Metz, en confirmant les biens de l'abbaye de Longeville, dit que cette dernière possède le droit de pêche près de Bures (Apud Buram), vraisemblablement dans le Sanon.

Bures, est un petit village agricole, bâti sur la rive nord-ouest du seul étang important de notre région, l'étang de Parroy.

La date de la création de ce village n'est pas connue. Par les écrits nous savons qu'il a appartenu ainsi que l'ermitage de Saint-Pancrace à l'abbaye de Senones.

On accède à ce village, construit dans un vallon et habité par soixante-dix personnes environ, par trois voies.
- En empruntant celle venant de Parroy (CD 21) le voyageur trouvera sur sa droite une petite route qui le mènera en passant entre deux fermes à un lieu de rencontre de jeunes sportifs, la base de voile.
- En tenant de Réchicourt, le cimetière où reposent pour l'éternité les témoins du passé, indique l'entrée nord du village.
- L'entrée par le CD 12b, reliant Bathelémont à Bures se fait après être passé devant les deux fermes de la Fourasse et de Saint-Pancrace.

Les habitants ont élu comme Maire, Mr Marchal Michel, né le 16 janvier 1948 à Lunéville.

Ses habitations sont espacées. Au centre de l'agglomération et à l'intersection de trois voies citées ci-dessus se trouve le seul sens obligatoire à la circulation du Canton.

En 1129, constitution du prieuré de bénédictins à Xures avec des biens donnés à Etienne de Bar par les héritiers de Cunégonde de Réchicourt

De 1130 à 1172, Parroy est la propriété du Chevalier Simon 1er, sire de Parroy. En sa première année de règne, ce dernier fait une donation d'une partie de ses biens à l'abbaye de Beaupré qui vient d'être fondée. Ces actes sont confirmés dans deux chartes d'Etienne, évêque de Metz.

En 1135, lors de la confirmation par l'évêque de Toul, Henri, des donations sont faites à l'abbaye de Beaupré et non de Senones, comme il est dit dans divers écrits, il est fait mention d'un nommé Théodoric ou Thierry d'Athienville (De attinvilla) comme témoin.

Athienville, dans un site vallonné, est un village entouré de vergers.
A l'écart de l'axe principal, le CD 914, il est distant d'Arracourt de 3 kms environ.
Construit d'une seule rue sinueuse, il est accessible, soit par le CD 123 qui le relie à Bezange et à Arracourt ainsi qu'au CD 914 cité ci-dessus, soit par le CD 72 qui le rattache à Serres.

Ses habitants, au nombre de cent soixante environ ont comme Maire, Mr Gazin Jean-Louis, né le 23 Juin 1949 en ses murs.

Quand de Serres, vous arrivez à la terminaison du plateau sur lequel est construit ce dernier village vous voyez apparaître Athienville à deux kilomètres environ. A gauche, l'horizon est formé par les cimes du bois de Ranzey, à droite vous apercevez les "Jumelles". Continuant votre voie à une centaine de mètres du village, à droite, un chemin vous mène à un écart appelé Hincourt. Dans la plaine, en bordure du chemin menant à la ferme de Ranzey se trouve une fontaine dite "Fontaine des Moussus" ou "Trou d'Athienville".

Cette curiosité formée de deux résurgences proches l'une de l'autre produit une eau glacée non potable qui se déverse dans le ruisseau d'Athienville, affluent de la Loutre Noire. Le plus gros de ces deux bassins est dit sans fond. La provenance de cette eau n'est pas déterminée.

En 1137, sur la France, débute le règne de Louis VII le Jeune.

En 1138, Mathieu 1er, né vers 1110, succède à Simon Ier, son père, à la tête du Duché de Lorraine.
Il épouse en 1139, Berthe de Hohenstauffen. Cette union va renforcer les liens existants entre le Duché de Lorraine et l'Empire.
Le duc de Lorraine, assiste de ce fait, régulièrement aux grands événements politiques se déroulant chez son puissant voisin.

En 1146, Saint-Bernard, prêche la seconde croisade.
L'année suivante, des chevaliers Lorrains se joignent aux croisés français conduits par Louis VII.
Une autre troupe sera menée par Conrad III.
Mathieu 1er qui ne participe pas à la croisade est menacé d'excommunication par le Pape Eugène III. Il semblerait même que Mathieu 1er aurait profité de l'absence de l'évêque de Toul, alors en Palestine pour lui subtiliser une partie de ses terres.

En 1152, l'évêque de Metz, Etienne, déclare que Simon de Parroy a donné à l'abbaye des Vaux en Ornois, un gagnage nommé Ranzey "Lieu dit de la commune d'Athienville", (bois près du moulin), ainsi que ses pâturages, au ban de Serres.

Serres, situé sur un plateau, est le point de passage le plus court pour relier Valhey à Hoéville, Maixe à Athienville.

Ses deux cents soixante habitants environs, ont comme Maire, Mr Leendert TUKKER.

Ses quatre points cardinaux sont marqués par quatre bois,
le nord par le bois de Ranzey,
l'est par le bois de Saussis,
le sud par le bois d'Einville, l'ouest par le bois de Sainte Libaire.

Contrairement à la majorité de nos villages, il n’est construit que d'une seule rue.

Le territoire de Serres, tout comme celui de Bézange est le témoignage du passage de civilisations très anciennes. Des tumuli, vieux de plus de 5000 ans y ont été découverts et fouillés. Ces cimetières sont encore visibles au bois de Saussis.

En cette même année (1152) Mouacourt apparaît de nouveau, dans une charte en faveur de l'Abbaye de Senones.

1157 est la date d'une inscription (DOMUS DEI ET PORTA COELI) que portait la première église de Valhey.

Valhey est le village de la circonscription que je préfère.
Blotti au fond d'une vallée où prend sa source le ruisseau du Moulin, affluent du Sanon, Valhey est traversé par le CD 914 qui le relie à Lunéville au sud et à Arracourt au nord.

Monsieur Jean-Charles BRACONOT est le Maire de ses 165 habitants environ.

Les 4 rues principales de ce village, indiquent les points cardinaux.
Les villageois, en particulier les femmes ont un point commun, ils adorent leurs potagers et font un point d'honneur à entretenir et vanter ceux-ci.

Si vous écoutez ces dernières, elles ont toutes, les plus gros, les plus beaux légumes.
"Tu verrais les choux de la Paulette..., Oh, ce n'est rien, tu verrais les carottes de la Dédé....."
Je n'en connais qu'une qui n'a jamais les plus beaux ou les plus gros légumes, c'est la Nénette, la belle Nénette, vous savez la fille de la Dédé, la Soeur du Maï...

De Valhey, nous en ferions un livre.

En 1160, le Pape Alexandre III, confirme que l'abbaye de Salival jouit du droit de pâture sur le ban de "Bizange" (Bézange).

En 1172, début du règne de Simon II, Sire de Parroy (1172-1212).

1176 est l'année du début de la domination de Thiébaut la Lorraine.

En 1180, débute le règne de Philippe II Auguste sur la France.

En 1181, Warin, chevalier de Réchicourt (Miles de Réchicourt) donne à l'abbaye de Haute-Seille tout ce qui lui appartient par droit d'héredité, depuis le ruisseau qui coule de Sainte-Fontaine jusqu'à l'eau appellée Cernuns et jusqu'au lieu nommé Longeau.

Réchicourt, est limitrophe avec le département de la Moselle.
Construit dans une vallée où prend sa source la ''Loutre Noire", affluent de la Seille, ce village est accessible par 5 voies:
- Le CD 23 qui le relie vers l'ouest à Arracourt, vers l'est à Coincourt,
- Le CD 23c qui le relie à Juvrecourt,
- Le CD 21 qui le relie à Bures,
- le CD 4 qui le relie à Bézange la Petite (Moselle).

Mr Philippe Guillaumont est Maire des 75 habitants environ.

Son site, vallonné est cultivé presque en totalité.
Quelques boqueteaux qui disparaîtront progressivement subsistent ça et là.

En 1182, le Comte de Franchenbourg, Sigebert, donne à l'abbaye citée ci-dessus (Abbaye de Haute-Seille) le pâturage dont il est propriétaire sur le ban de "Richicort" (Réchicourt).

En 1186, une charte de l'abbé de Salival, Conon, indique que le chevalier de Boemond de Vic, donne droit de passage à l'église de Beaupré sur le pont de "Boncort" (Boncourt), donation qui a été confirmée par son fils, lequel y a ajouté le droit de passage sur le "pontem de Bisanges magna" (pont de Bézange la Grande).

Boncourt, est un village qui se trouvait en lisière sud-est de la forêt de Bézange entre Athienville et Arracourt, au lieu-dit actuel Boncourt. Ce village fut probablement détruit au cours du XVIIeme siècle.

En 1188, une charte de l'évêque de Toul, Pierre de Brixey, énumère et confirme les donations qui ont été faites à l'Abbaye de Saint-Rémis. Parmi celles-ci figurent les héritages sur le ban de "Bathelanmont" (Bathelémont).

En 1189, l'évêque de Metz, Bertrand, adjuge aux prieurs de Gerbéviller et de Froville, par moitié, le patronage et la dîme de Bézange la Grande.

En 1195, naissance de Simon III, Chevalier et Sire de Parroy (1195-1248).

En 1199, un papier timbré, collationné et signé par le Tabellion Général Simonin, est conçu en ces termes (vieux Français):

L'an mil cent nonante neuf.
S'ensuit la hauteur des seigneurs de Parroye et les droits des bons hommes dudit lieu, qui se rapportent chacun an, le jour des plaids annaux audit lieu.

1°- Les seigneurs de Parroye sont si grands seigneurs qu'ils tiennent le village de Parroye de Dieu et de l'épée, et ne le tienne ny de Roi, ny de Prince. Le tenant comme franc alloeuf et héritage; le peuvent vendre et dépendre sans prendre congé ny à Roi, ny à Prince quels ils soient, comme leur propre alloeuf et franc héritage.

2°- Les seigneurs sont si grands seigneurs qu'ils peuvent prendre ou faire prendre un homme au corps à tord et le lacher à droit; et peuvent faire créer haute justice, signe patibulaire à trois ou quatre quarts, dans quel canton de finage auquel il leur plaira sur le leur;
ont droit de notaire et de bierrerie quand il leur plait.

3°- Lesdits seigneurs sont si grands seigneurs qu'ils peuvent faire prendre un homme passant ou séjournant, le fardeau au col et non au cul, le mettre en prison audit Parroye, en laquelle il leur plait, luy ayant fait son procès;
Et s'il est trouvé malfaiteur, ayant commis crime ou larcin, l'on l'amène en place commune entre les quatre plaignants sans être lié, ny bras liez et là, se lit son procès hautement et publiquement;
Son cas connu, le Prévost dudit lieu luy demande l'amende;
Il dit: quelle amende?
Ledit Prévost fait commander par ses plaignants aux eschevins d'aller au conseil pour voir quelle amende le délinquant doit;
Et lesdits eschevins rapportent comme ils trouvent par conseil qu'il a mérité estre pendu, brullé, ou telle autre exécution, selon ses démérites.

Et s'il est reconnu de quelque seigneur et qu'il soit répété, ledit Prevost le délivre selon la coutume du lieu, son procès en son sein, en payant toutes les coustanges pour ces faites et dues.

Et si l'exécution s'est faite en ce lieu, les seigneurs sont attenus de deffrayer les douze hommes de justice, le jour de ladite exécution, et payer autres constantes qui s'y trouvent;
Et s'il y avoit du bien après les dépens payez, il le partageront entre tous les seigneurs dudit lieu;
Et si c'estoit un sujet dudit Parroye, il faudroit que les quatre Prévosts et justice l'accompagnassent le jour de l'exécution s'en feroit, par ainsy que le seigneur sous lequel le délinquant est sujet deffrayat les quatre justices ledit jour et payat autres coustanges qui se trouveroient duement faites;

Et le reste du bien du délinquant, après les frais payez sur lesquels ils prennent, demeureroient au préalable au seigneur sous lequel il est sujet; Ainsy le disent et rapportent lesdits eschevins par droit d'ancienneté.

4°- Les sujets de Parroye sont tous gens rentables à leurs seigneurs, sçavoir:
- que l'homme doit un ''sol'' pour ses bras, au terme des bures, première rente ;
- doit aussi, audit terme, tout cheval tirant, un ''sol'', la vache, six deniers et la menue beste, un denier, les deux brebis pour une baste,
tant au seigneur comme aux pastres.

5°- Item, au terme de Saint-Remy, doivent pareille et semblable rente à leurs seigneurs;
- avec ce aussi le cheval tirant doit six bichets de bled et autant d'avoine, mesure de Vic.
- le cheval oisif six deniers, la vache six deniers et la menue beste un denier.

6°- Le laboureur doit trois corvées à la charrue:
- la première aux avoines,
- la seconde aux sommarts,
- la troisième à semer les bleds.
- Et ne doivent les seigneurs laisser l'une pour l'autre;
- Et le jour que le laboureur fait sa corvée, le seigneur le doit garder de torts et de faim, de force et de soif;
- Et se doit de commander par trois fois le soir pour le matin, sans danger ny amende.

7°- La femme doit cinq corvées à ses seigneurs, et ne doit le seigneur laisser l'une pour l'autre et la commander le soir pour le matin sans danger ny amende;
- la première à fauciller les bleds,
- la seconde à sarcler les avoines,
- la troisième à la fourche et à fauciller les prez,
- la quatrième à couper les bleds,
- la cinquième à enjaveller les avoines.

Lesdits jours les seigneur la doivent nourrir et luy donner pour son souper un pain appelé une cine.
- Et peut la femme, le jour qu'elle va à la corvée, porter diner à son mary dans l'estendue du ban et pas plus;
- Et peut aussi enfourner une fournée de pain et le venir retirer hors du four;
- Et en allant à la dite corvée, elle peut porter un enfant avec un berceau sur sa teste, un autre sur son bras et un en son ventre s'il y est.

8°- Tous sujets qui faulchent foins doivent chacun une corvée de faulx à leurs seigneurs, tel qui faulche pour lui ou pour autres commandé le soir pour le matin jusqu'à trois fois, sans danger ni amende;
- Et on les doit garder de tort, de force, faim et soif le jour qu'il fait des corvées;
- Et si les seigneurs ne faulchent au mois des fanaux, les sujets ne doivent point de corvées.

9°- Pour les rentes du terme St-Remy, qui se payent comme dit, lesdits sujets ont cette liberté que si un officier de la justice les voulloit traiter trop rudement pour ses chevaux, il les peut laisser à tirer ou en tirer parti d'iceux, comme bon luy semblera;
- Et dira audit officier de les annoter pour oisifs en nommant ceux qu'il ne veut point pour tirer, disant qu'il les veut vendre; - Et doit avoir le laps de trois marchez pour les vendre;
- Et si par adventure il ne peut les vendre, il peut retourner vers l'officier, et lui dire qu'il n'a pu vendre ses chevaux et veut les atteler comme auparavant, et l'officier est attenu les reprendre sans danger ny amende.

10°- lesdits sujets doivent chacun an à deux termes, quatre gros du four: au jour de Saint-Jean-Baptiste, chaque conduit deux gros, et à Noel autant; le demi-conduit, à chaque terme un gros.
A la Saint-Remy chaque conduit doit une poulle, et aux bures ou caresme prenant, une poulle; et moyennant ce, peuvent aller chacun à leur affouage au mort bois quand il leur plait et au vieux bois un jour de la semaine;
- Et si un sujet y étoit trouvé hors ledit jour, il seroit à l'amende de dix sols au profit des seigneurs;
- Et y peuvent prendre bois pour construire maisons.

11° -Lesdits sujets peuvent faire plainte l'un contre l'autre, non sujets tous deux à un seigneur ou à l'officier, et se peuvent laisser le lendemain sans danger ny amende, parce que le deffendeur doit l'obéissance de s'aller présenter devant son prévost, disant que si sa partie vient avant qu'il la fasse scavoir;
Et s'ils se poursuivent en justice, et avoir la main l'un sur l'autre, s'il plait au plaignant ou acteur, il peut encore quitter le défaut de sa partie adverse sans danger ny amende, pourvu qu'ils fussent comme dit est, de deux seigneuries;
- Et s'il poursuit jusqu'au bout, et le deffendeur condamné, doit alors l'amende de dix sols à son seigneur;
- Et si le plaignant perd, il ne perd que sa demande.

12°- Pour un adjournement, les sujets qui sont de deux seigneuries se peuvent faire adjourner le soir pour le matin; le plaignant peut laisser le deffendeur sans comparoir, sans danger ny amende; mais il faut que le deffendeur porte obéissance au prévost dont il est sujet, et se présenter disant: que si sa partie vient en avant, qu'il luy fasse à sçavoir. Et deux sujets d'un seigneurs, s'ils sont plaignants l'un contre l'autre pour querelles, batteries ou autres fais, ils ne peuvent se laisser sans payer l'amende pour le seigneur; ils peuvent s'accorder ou transiger; en ce cas, il n'y a rien. Et sur un adjournement que deux sujets se feroient le soir pour le matin, ils ne peuvent laisser jusqu'à l'avis rendu, s'ils ne plaident à la justice; et s'ils passent outre, jusqu'à serment faisant, le plaignant force le deffendeur à faire serment; si le deffendeur fait serment, le plaignant ne perd que sa demande et les frais, selon la coutume du lieu; si le plaignant fait serment, le deffendeur doit l'amende avec les frais.

13°- Lesdits sujets tiennent les gages si fort et si bon qu'un gage vendu premier avant l'acte de tabellion, pourvu que le gage soit fait avant l'acte écrit, soit gagières, vendage ou obligation, jaçois que le deffendeur vendit son bien ou le mit en gage pour frauder; le gage vendu, il ne se peut faire et doit aller, le premier pour porter quitte, et s'il y avait quelque difficulté pour l'argent, ou un certain terme entre le créditeur et le débiteur, celuy qui aura acheté la gage sera cru; et sur un gage l'on met l'homme à l'hoste, selon la coutume du lieu, et on luy fait faire, si bon semble, jusqu'à trois commandements, qu'il se tienne à l'hoste, et s'il ne fait, pour droit privé, de ses ouvrages, s'il n'est payé de gages vendus, et s'il ne répond au troisième commandement et que la partie s'en plaigne, il doit l'amende de sols; et quand il a esté huit jours à l'hoste, il le doit mettre dehors, comme de coutume; le créditeur luy doit faire jusqu'à trois commandements qu'il soit payé de gages vendus, ou si non, se plaint, et s'il retourne jusqu'au quatrième auprès du prévost sous lequel celuy qui a acheté ce gage est sujet, ledit prévost luy fait prendre les gages pour dix sols et fait donner au créditeur des gages pour la somme, s'il en trouve; et si celuy qui doit la dette abandonnoit ses gages, celuy qui achète le gage vendu, à le pouvoir d'en aller prendre pour son payement, ou il demande audit prévost caution pour en repondre; et les ayant, doit aller trois jours à l'entour du chasteau, si donc il ne trouve marchand plus tost; s'il ne trouve point à Parroye, il est tenu de les mener à Saint-Nicolas. Et premièrement, en allant les crier au bout du pont de Hénamesnil, s'il y trouve marchand, il les peut vendre et donner tous encheus; et s'il 'argent d'avantage, il faut qu'il le rende au marchand, et s'il n'y en a assez, il peut retourner aux autres et en prendre ou faire prendre autant qu'il en faut pour son payement. Et s'il ne trouve point de marchand au bout dudit pont, il va jusqu'à Bauzemont, criant de ville en ville et de village en village jusqu'à Saint-Nicolas, et les vendre ou sur le pont et après les avoir vendus et donnés tout echeus, s'il y a de l'argent davantage, il le faut rendre au débiteur; s'il n'en a pas assez, il peut retourner aux autres et en prendre ou faire prendre, comme dit est; s'il a dépendu à l'hoste, il faut qu'il soit payé des premiers deniers, autrement si l'hoste s'en plaignoit au prévost, il luy feroit prendre des gages pour dix sols d'amende et pour la somme due à l'hoste; et ainsy le disent et rapportent lesdits eschevins par droit d'ancienneté.

14°- Audit Parroye si un homme se plaint d'un autre pour l’avoir bien ou mal battu, il n'y a que dix sols d'amende, pourvu qu'il n'y ait playe ouverte de sang coulant; de blessure où il y auroit sang, l'amende est de vingt sols deux gros et demy; la playe ouverte soixante sols, monnaye de Lorraine.

15° - Un hoste ou cabaretier à Parroye, pour pain, vin, consommés en sa maison peut faire arrester l'homme defforain qui auroit fait la dépense; et s'il requiert la justice contre son hoste, l'hoste a le droit de faire trois demandes de chacune cinq sols; tenant la broche à sa main, et n'a ledit hoste pouvoir au-delà; et si ledit hoste jure sur chaque serment, il y a dix sols d'avance pour le seigneur. Et si un sujet de Parroye estant chez un hoste, et qu'il s'en allat sans faire son escot par oubli ou autrement et qu'il ait une chenevière, il y peut demeurer jusqu'au lendemain, jusqu'à none, sans danger ny amendes et s'il ne retourne chez l'hoste, l'hoste peut s'en plaindre au prévost de celuy qui a fait la dépense, et luy demander de la faire payer; le dit prévost fera prendre des gages pour dix sols d'amende et en fera donner à l'hoste pour sa somme; et un sujet qui n'a point de chenevière, ne peut s'en aller sans compter avec son hoste, et y avoir accord.

16° - Les sujets de Parroye ont cette liberté que si leurs seigneurs ou officiers les vouloient mollester ou extortionner, le sujet s'en pourrait aller à Hénasménil, s'adressant au Maire du Prince, luy disant: ''Monsieur le Maire, je me fais bourgeois à vous contre mon seigneur ou ses officiers", en luy donnant deux sols, et demande audit maire d'envoyer sa plainte à Parroye, à son seigneur ou à ses officiers qu'ils n'aient plus à se mesler dudit sujet, qu'il s'estoit fait bourgeois à Hesnaménil, et tourner une tuile de dessus le toit dudit sujet, ce fait, il n'oseroit se trouver au ban et finage dudit Parroye depuis le soleil couché jusqu'au lendemain après soleil levé; et s'il y estoit trouvé et arresté, son bien seroit confisqué au proffit de son seigneur; puis après s'il y avoit accord avec son seigneur ou ses officiers, il peut envoyer sa plainte auprès du maire du préau de Hesnaménil, pour luy signiffier qu'il a accord et qu'il est son sujet comme il l'estoit auparavant.

17° - Les sujets avec leur seigneurs dudit Parroye ont ce droit que si quelqu'un d'eux se trouvait aux fouerasse de Hénamesnil coupant bois qu'il coupe à hache et charge à temps, s'il est en chemin charroyant, s'en va sans danger n'y amende; toutefois celui qui y seroit trouvé par les forestiers audit bois fouerasse, coupant et chargeant bois, il payeroit l'amende de dix sols avec le taillant et tel droit que lesdits seigneurs de Parroye et leurs sujets ont sur ceux de Hénamesnil esdites fouerasses. Les sujets de Hénamesnil ont le même droit sur les fouerasses des sujets de Parroye, sauf toutefois que ceux d'Hénamesnil n'ont point droit de poursuyvre ceux de Parroye, et ceux de Parroye ont droit de poursuittes sur les sujets d'Hénasménil; car si le forestier trouve qu'il ait esté quelqu'un ez bois fouerasse de Parroye et qu'il fasse son char, s'il le trouve allant à Hénamesnil il s'en va après et qu'il l'attrape avant d'entrer dans la grange, il doit l'amende; et s'il avoit deux roues du devant de son char dans la grange, ledit forestier peut pousser à la queue du char, et peuvent aller boire par ensemble et avoir accord.

Les seigneurs et sujets dudit Parroye ont cette hauteur et droit qu'ils peuvent aller et fréquenter les foires et marchés de Lunéville, y vendre et acheter toutes sortes de marchandises et ne doivent aucun droit esdites foires et marchés.
Les seigneurs et sujets ont droit et pouvoir, en temps de seicheresse d'envoyer abbreuver leurs bestiaux ez fossés de Lunéville, en payant le dommage qu'ils feroient en y allant et retournant; aussi ceux de Lunéville ont le mesme droit en temps de seicheresse, et peuvent envoyer leurs bestiaux abreuver ez fossés de Parroye, en payant le dommage qu'ils feraient en allant et retournant.

Les sujets de Parroye ne sont attenus ny assujettis d'aller moudre leurs grains au moulin de Parroye en quel temps que ce soit, et s'ils y vont, le meusnier les doit bien moudre en prenant de seize fourraux de grain un; et si leur grain est vanné et trillé, ledit meusnier doit prendre sa mouture vannée et trillée, et s'il ne l'est pas, il le doit prendre comme il est et que le sujet l'envoye.

Lesdits sujets ont droit d'aller pescher dans la rivière aux pieds et à la main, avec charpagne et à la ligne sans plomb, qui pesche prend et qui ne prend pesche; et n'ont droit ny pouvoir d'y aller avec d'autres harnois.

Les sujets peuvent aller à la chasse ez bois de la seigneurie de Parroye avec la permission des seigneurs, aux sangliers forts et faibles, avec les pieux et les mâtins; et s'ils lèvent la beste esdits bois peuvent la poursuivre et chasser jusqu'aux portes de Sarbourg, de Lunéville, de Nancy et de Vic; et s'ils la prennent, ils doivent la heurre et la fraissure auxdits seigneurs de Parroye, qui ont cette hauteur de poursuivre, en quels termes que ce soit, jusqu'aux portes de Sarbourg, de Lunéville, de Nancy et de Vic, les bestes qu'ils font lever sur le ban et finage de Parroye; et ainsi le disent et rapportent lesdits eschevins comme d'ancienneté.

Les seigneurs dudit Parroye ont cette hauteur qu'ils ont foires et marchez audit Parroye, en taxant les places à chacun mesme; et ont le droit de pontenage, avec droit de banalité des pressoirs audit lieu.

En date du 2 novembre 1203, Simon, Seigneur de Parroye, par une charte, déclare, que son père avait donné au prieuré de Varangéville le moulin de Serres et 30 sous Toulois sur les sens de Malzéville.

Lorsque le Duc de Lorraine, Simon II comprend qu'il ne pourra avoir d'héritier direct pour lui succéder, il décide de transmettre son trône à son neveu Ferry. De ce fait, il associe progressivement Ferry aux affaires de l'Etat Lorrain. Ce dernier paraphe souvent les manuscrits et chartes de son oncle qui lui confie plusieurs missions.
Vraisemblablement début 1189 ou fin 1188, Ferry épouse Agnès de Bar.
Il succède à son oncle en septembre 1206.
Les circonstances de la succession de Simon II ne sont pas connues de façon précise. Selon certains historiens, Simon II aurait abdiqué en faveur de son neveu Ferry II au cours de l'année 1205 puis serait mort l'année suivante en avril 1206.

Selon d'autres Ferry II ne serait devenu Duc de Lorraine qu'à la mort de son oncle. On notera toutefois que Ferry 1er, Seigneur de Bitch, frère de Simon II n'a pu lui succéder, avant de se démettre en faveur de son fils, car il est mort en avril 1204.

C'est pourtant Ferry 1er de Bitch qui utilise le premier, comme emblème les trois alérions que reprendront ensuite tous les Ducs héréditaires de Lorraine.

Au sujet de l'emblème de Lorraine, une ancienne légende faisait remonter à Godefroy de Bouillon la création du premier blason Lorrain. Celui-ci aurait, lors d'une croisade tué d'une seule flèche trois oiseaux volant au-dessus de Jérusalem. Il aurait voulu rappeler cet exploit en le symbolisant sur son écu.

Blason du duché de Lorraine sous Ferry II.jpg

" D'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent "

En 1207, Ferry II entre en conflit avec son Beau-père Thiébaut, le Comte de Bar, qui regarde avec un peu trop de convoitise les terres qui viennent d'échoir à son gendre.
Prenant le prétexte d'une alliance entre Ferry II et l'Evêque de Metz, Thiébaut envahit la Lorraine. Ferry II riposte mais il est fait prisonnier par son Beau-père lors de la bataille du 3 février 1208.

Un traité ramènera la paix le 2 novembre 1208.

Il décède vraisemblablement à Nancy le 8 ou le 9 octobre 1213.

En 1213, Thiébaut Ier âgé d'une vingtaine d'années, succède à son père Ferry II.

Sa mort soudaine, fait de son frère Mathieu II son successeur le 17 février 1220.

1214 est l'année de naissance de Simon IV, chevalier de Parroy (1214-1280).

On lit dans un mémoire rédigé, vers 1738, par le chapitre de Vic:
" En l'année 1217, l'église de Riouville a été unie audit chapitre avec tous les fonds et revenus en dépendant, en considération de la modicité des prébendes de ce chapitre, et pour mettre les chanoines en état de subsister. "

De cette église dépendaient alors les villages d'Arracourt et de Juvrecourt.

Le village de Riouville, avec l'égrise, ayant, dans la suite été détruit par le malheur des temps, l'église paroissiale fut reconstruite a Arracourt où le siège de la paroisse fut transféré. Le chapitre a toujours tenu, dans cette paroisse, un vicaire amovible et ensuite perpétuel, dont il assurait la subsistance, soit en lui abandonnant le tiers appartenant à la cure dans les dîmes d'Arracourt, soit en lui fournissant une portion congrue en argent.

Pièces de monnaie sous Mathieu II

Juvrecourt, village situé à 3 kms environ, au Nord-Est d'Arracourt est limitrophe avec le département de la Moselle. Au centre de celui-ci s'écoule une source qui alimente continuellement la "Loutre Noire".

A travers les cultures, on quitte Juvrecourt par quatre voies. Deux de ces dernières aboutissent sur l'axe principal de la région, le CD 914.

Vers le Nord, par le CD 23c au lieu dit ''Le Haut des Monts",
Vers l'Ouest, par le CD 23d à 1 km d'Arracourt,
Vers le Sud, par le CD 23c en direction de Réchicourt,
Vers le Nord-Est, par le CD 23d en direction de Xanrey (Mose11e).

Les soixante-dix habitants de ce village ont comme Maire, Mr Guy Bientz.

En 1223, débute sur la France, le règne de Louis VIII le Lion.

En août 1225, Mathieu II Duc de Lorraine depuis cinq ans, âgé de 30 ans épouse Catherine de Limbourg, âgée d'une dizaine d'années.

En 1226, débute le règne de Louis IX (Saint-Louis) sur la France.

La date de 1237 est indiquée sur une pièce portant déport par le sieur Ponce de Fays du droit qu'il prétendait sur une terre dans le confinage de Ranzey, appartenant à l'Abbaye de Vaux.

En 1249, le Duc Mathieu II de Lorraine et son épouse Catherine de Limbourg, donnent à Frère Demoigne, commandeur du temple de Saint-Georges de Lunéville, les dîmes de Valchès (Valhey).
La même année, Ferry de Lunéville et son frère Arnould donnent aux frères de la chevalerie du temple tout ce qu'ils avaient à Valchès.
Le début de l'année 1251 voit Mathieu II tomber malade. Il meurt vers le 11 février et est inhume à l'abbaye de Beaupré.
A cette date, son fils Ferry de Lorraine étant encore mineur, c'est la duchesse Catherine qui administre pendant 4 ans les affaires du Duché.
Il faut noter que Ferry de Lorraine fût fiancé à l'âge de neuf ans (9) à Marguerite de Champagne, âgée de six ans (6).
A l'âge de quinze ans (15), selon la tradition de l'époque, Ferry est déclaré majeur et règne sous le titre de Ferry III.
Il semblerait que des lettres non datées du Duc Ferry III porteraient la mention de la donation par le Comte de Dagsbourg à l'Abbaye de Salival de toute la portion qu'il avait dans la forêt de Valhey.

Les faits relatés par Lepage à la date de l'année 1268 semblent erronés. En effet, il affirme que Mathieu, Duc de Lorraine, déclare qu'en sa présence, Mathieu de Moyenvic a vendu avec le consentement de son épouse Isabelle à l'abbé et au couvent de Clairveaux, la troisième partie de la dîme de Réchicourt près Marsal. Ou, Lepage se trompe de date, ou il se trompe sur le nom du Duc de Lorraine, car en 1468, le Duc de Lorraine était Ferry III, son père Mathieu II étant décédé depuis 1251 comme nous l'avons vu ci-dessus.

En cette même année (1268) Virion de Neuviller abandonne aux Templiers de St-Georges ce qu'il avait dans les dîmes et le trait (le revenu) de l'église de Valhey.

Au mois de mai 1269, l'abbaye de Salival achète à une nommée Jakematte, veuve de Perrin Kabaire, bourgeois de Vic, une maison et une grange, situées à la Petite-Réchicourt (Richéicourt) et plusieurs terres et ares, au ban dudit lieu.

En 1270, débute le règne de Philippe III le Hardi, sur la France.

En 1272, Sire (dit) Vosgien de Deneuvre, chevalier, reconnaît avoir vendu à Maufroy de Romont, chevalier, l'hommage que Maufroinom d'Athienville tenait de lui.

Le 22 janvier 1279, Renbauz et Perrins Charterius, donnent à l'Abbaye de Salival ce qu'ils avaient au cours d'eau du moulin de la Petite-Réchicourt.

En 1283. le prieuré des Bénédictins de Xures, dépendant de l'Abbaye de Senones, reçoit une importante dotation de Sire Albert de Mouacourt.
Du monastère, on vantait le cloître, construit en briques vernissées, les vitraux, les sculptures de l'autel. Tout cela a disparu.

En 1285, Philippe IV Le Bel, devient roi de France.

Au mois de novembre 1283, Harman et Villaume, frères, fils d'Albert de Mouacourt abandonnant tout ce qu'ils possédaient audit lieu, à l'Abbaye de Senones, à charge par cette abbaye de leur donner leur vie durant, une provende de convers, c'est à dire, une redevance annuelle de douze imaux de grain, mesure de Vic.

En 1287, débute le règne de Simon V, chevalier de Parroy (1287-1310).

En cette même année (1287), Perrin, dit Saterons, de Vic, écuyer redonne à l'église de Beaupré les 6 deniers de cens qu'elle lui devait chaque année pour le bois Fessival, que ses ancêtres avaient donné à ladite église, ''qui est dou fie (fief) de boincort'' (Boncourt).

Par l'entremise du Duc Ferry III, un accord est convenu entre l'Abbaye de Vaux en Ornois et Berthe, Dame de Parroy, au sujet du gagnage de Ranzey. Il est convenu que "les religieux pourraient faire leur volonté des bois, mais non les vendre, et qu'ils tiendraient à perpétuité le moulin audit gagnage".

En 1288, un nommé Hugues, curé de Besenges (Bezange) donne à l'église de Froville, 2 sols de rente pour son anniversaire.

En 1290, Bauldouin, dit Thoneis de Bathelémont, fait donation aux religieux de Salival ce qu'il possédait en héritages à la Petite-Réchicourt.

Le mardi avant les bures, en 1283, un nommé Renaudin de Vic vend à l'Abbaye de Beaupré une pièce de bois "en la fin de Boncort, au lieu qu'on dit dessus la sanz".

Par lettres datées du samedi avant la mi-carême 1296, le Duc Ferry III de Lorraine, déclare que, "par-devant lui, Renault d'Athienville, écuyer, a reconnu devoir à Simon de Damelevières, écuyer, sept vingt livres de petits tournois et dix livres de Toulois, pour quoi il lui a engagé le tiers des bans d'Hoéville et Courbessault".

Hoéville est situé sur le CD 84 entre Serres à l'est et Réméréville à l'ouest. Construit sur un site plat, Hoéville est un village constitué de plusieurs rues, appelées, rues Hargat, Martin, Chiffretaye et du Château.

Son territoire est ceint de quatre massifs forestier.
- Au Nord, se trouve un massif composé de trois bois, le bois de Faulx, le bois de Raon et le bois de Sainte Marie, lequel est limitrophe avec Bézange;
- Au Nord-Est, la foret de Ranzey;
- Au Sud, le bois de Sainte Libaire;
- A l'Ouest le bois de la Fourasse.
A la sortie Est du village, une source alimente le ruisseau d'Hoéville, lequel se jette dans la Roanne à Courbesseaux.
Au centre du village, à proximité de l'église, trône un imposant marronnier (Voir année 1848).
A la sortie Ouest, à proximité du cimetière, un montjoie, plus totalement d'origine représente un motif religieux.
Les 180 habitants d'Hoéville ont comme maire Mr Michel Malgras.

Monnaie (denier ou demi denier) sous Ferry IIMonnaie (denier ou demi denier) sous Ferry IIMonnaie (denier ou demi denier) sous Ferry II

Courbesseaux, est situé sur le CD 2, le reliant au Sud à Drouville, au Nord à Réméréville. Le chemin communal n° 4 le rattache au Nord-Est à Hoéville, au Sud-ouest a Gellenoncourt.

Au centre du village, formé de cinq rues, coule la Roanne ou Royenne.
A la sortie Nord, au sommet d'une colline, en bordure du CD 2 le cimetière civil fait face au cimetière militaire.
Au Nord, un massif forestier, formé de petits bois constitue l'horizon. Ce dernier est formé a l'Est par le bois de Sainte Libaire.
Les 260 habitants, environ, ont comme Maire, Mr Eigeltinger Bernard, né le 12 Février 1946 à Nancy.

Par lettres datées du samedi après la Saint-Barnabé (Juin) 1298, Ferry III, Duc de Lorraine, échange avec Jean, dit Hauclos, chevalier, tout ce qu'il avait à Valhey, le bois et les grosses dîmes de Foquerelz (Foucrey) contre ce que le dit Hauclos avait à Rosières.

Le "jour des Innocents "1298, Renaut d'Athienville, vend à Simonin de Damelevières ce qu'il avait à Courbesseaux et Hoéville, excepté la forteresse hors bois d'Hoéville, dite Baranweare.

Cette même année, Simon, sire de Parroy, donne aux religieux de l'Abbaye de Vaux en Ornois, "tout le droit qu'il avait dans le gagnage de Ranzey".

1302 est la date la plus ancienne connue sur l'écart de Sainte-Marie au bois à Bézange. Cette date se trouve sur une copie de la Charte de Bertrand, abbé de Cluny, portant union de ce prieuré à celui de Froville.
Anciennement prieuré de l'ordre de Cluny, celui-ci devint une simple chapelle.

En mai 1303, Simon V, sire de Parroy, reprend de l'abbé Saint-Sauveur, tout ce qu'il tient de lui en la localité d'Arracourt. Le 31 décembre 1303, le Duc de Lorraine Ferry III dit le Chauve décède. Il est inhumé à l'Abbaye de Beaupré.
Son fils Thiébaut II devient Duc de Lorraine.

En 1308, à la suite de griefs mal connus, l'Evêque de Metz Renaud de Bar et son neveu Edouard I Comte de Bar envahissent la Lorraine. Ils mettent à feu et à sang le château de Volmerange, la ville de Lunéville, puis, assiègent le château de Frouard.
Thiebaut II, accouru en hâte, constate qu'il ne dispose que de peu d'hommes face à l'imposante troupe de ses adversaires.
Il réussit pourtant à les attirer dans un piège et contre toute attente décime la troupe ennemie.
Les Comtes de Bar et de Salm, contraints de se rendre sont conduits à Nancy. Ils resteront emprisonnés pendant six longues années.

Au mois de juin 1309, Jeannette, veuve de Ferion de Vic, et Houars de Damelevières, font un "traité de partage" par lequel "la forte maison (le château) d'Athinville (Athienville) avec son usoir, appartiendra à Simon de Damelevières; il sera assigné 40 soudées de terre aux enfants de ladite veuve et on leur abandonnera le moulin d'Athinville et son usoir avec d'autres droits audit lieu  ".

Il existait, dans la chancellerie de Vic, quantité de reprises faites à l'époque Renaud de Bar (vu précédemment), entre autres en 1311, celle de Bathelémont.

En 1312, un nommé Howes de Walhes, chanoine de la collégiale Saint-Etienne de Vic, donne à cette église dix sous Messins de rente à prendre à Valhey.

Après un règne de 9 ans qui aura constaté le développement de la prépondérance Française, Thiebaut II s'éteint le 13 mai 1312 à l'âge de 52 ans. Il est inhumé comme son père à l'Abbaye de Beaupré.
La Duchesse Isabelle de Rumigny, sa veuve, ne tardera pas à se remarier avec le Comte de Portient, Gaucher de Chatillon, Connétable de France, dont elle sera la troisième épouse.
Peu de jours avant sa mort, Thiébaut II avait rédigé son testament, par lequel il ordonnait "que dorénavant les tailles fussent payées en monnaies coursables dans le duché"; cette clause semble prouver qu'il y avait eu précédemment, en Lorraine un décri des espèces étrangères.

Agé de 30 ans, Ferry IV succède en 1312 à son père Thiébaut II. En 1306, il avait épousé Isabelle d'Autriche.

Au milieu de l'année suivante, Ferry IV et Edouard, Comte de Bar, entrent en conflit.
Le traité qu'ils signent le 24 octobre 1313 n'apporte pas la paix espérée, et, bientôt , une bataille décisive se déroule à Frouard (8 novembre 1313).
Ferry IV retrouve les mêmes ennemis que son père à savoir, Edouard, Comte de Bar, Renaud de Bar, Evêque de Metz, et Jean, Comte de Salm. Comme son père, par la ruse, il s'assure la victoire, et fait prisonnier le Comte de Bar, Edouard.
Ce dernier est fait prisonnier durant 6 mois.

La succession de Philippe IV Le Bel, sur le royaume de France, se fait par son fils Louis X Le Hutin en 1314, lequel était Roi de Navarre depuis 1305.

Jean 1er, roi de France et de Navarre, fils posthume de Louis X Le Hutin, ne vécut que quelques jours, en novembre 1316.

En 1317, les états généraux ayant déclaré les femmes "inhabiles à succéder au trône de France", Philippe V Le Long, prend la couronne aux dépens de sa nièce.

Au mois de Janvier 1317, Collin d'Aujécourt, écuyer, déclare qu'il est "homme-lige du Duc de Lorraine Ferry IV, pour ce qu'il possède à Hoéville, Athienville, Courbesseaux et Gellenoncourt".

En 1324 la "Guerre des Quatre Seigneurs" unit:
- le Duc de Lorraine Ferry IV,
- le Comte de BAr Edouard,
- le Roi de Bohème Jean de Luxembourg,
- l'Archevêque de Trèves, Baudoin de Luxembourg.
Ces Princes coalisés assiègent Metz afin d'obtenir l'annulation des dettes qu'ils ont contractés auprès des bourgeois de cette ville.
Le pape Jean XXII après de nombreuses interventions obtiendra la paix le 13 mars 1326.

Le dimanche 23 mai 1328, le Duc de Lorraine Ferry IV, assiste à Reims au couronnement du Roi de France Philippe VI.
C'est sous son règne que débutera la guerre de cent ans.

Le 21 ou le 22 avril 1329, Ferry IV meurt à Paris. Son corps est ramené en Lorraine et est inhumé à l'Abbaye de Beaupré.
Son fils Raoul, étant trop jeune pour régner c'est sa veuve la Duchesse Isabelle d'Autriche qui assurera la régence du Duché.
Le 25 juin de cette même année (1329), Raoul âgé seulement de 9 ans, épouse à Pont-à-Mousson Aliènor de Bar.

En 1331, Raoul 1er, estimant qu'il était assez grand (11 ans), décide de gouverner seul, appuyé par son beau-père Edouard, Comte de Bar.

En 1334, Raoul 1er, Duc de Lorraine, donne des "lettres de sauvegarde" pour "la maison de Bathelémont et ses dépendances, appartenant à l'Abbaye de Saint-Sauveur, moyennant un cens de dix imaux d'avoine".

Par lettres datées du "vendredi après les Octaves de l'Apparition (Janvier 1343), Jean d'Haraucourt, chevalier et sa femme, reconnaissent "tenir ligement, à toujours et devant tous, de Raoul 1er, Duc de Lorraine les chatels et ville de Parroye et de Serres et leurs appartenances; ledit châtel de Parroye rendable au Duc".

1346, joie et peine se succèdent à la Cour de Lorraine.
Joie, pour la naissance de Jean de Lorraine, puis quelques mois après, peine, pour la mort du Duc Raoul 1er à la désastreuse bataille de Crécy.
C'est la mère de Jean, Marie de Blois qui va assurer la régence.

Le "mercredi devant Noël" 1347, Férion de Vic, fils de Jeannette (voir juin 1309), écuyer, déclare "tenir de la Duchesse de Lorraine 120 jours de terre avec les prés, moitié d'un moulin et autres droits sis à Athieville (Athienville)".

En 1348, un fléau s'abat sur la Lorraine, la peste noire.

En 1350, débute le règne de Jean II Le Bon sur le royaume de France.

Majeur en 1361, Jean 1er, Duc de Lorraine, se rend à Nuremberg auprès de l'Empereur Charles IV pour "les 5 fiefs mouvants qu'il tient de l'Empire".
Le 13 mai 1364, il est présent au sacre de Charles V, fils et successeur de Jean II Le Bon.
A la bataille d'Auray, en portant assistance à son oncle Charles de Blois, Duc de Bretagne, il est fait prisonnier avec Bertrand Dugesclin.
Par une charte datée du 17 juin 1369, Thierry, évêque de Metz exempte les métairies de Bézanges et de Riouville de tous droits et redevances de l'évêché de Metz: "Nous Thiedris... faisons sçavoir à tous que pour la bonne amour et grande affection que nous avons auz religious l'abbey et le couvent de Belprey..., nous les avons affranchi et affranchissons perpétuellement lour biens, lour héritages... et par special lour maison et lour héritages de Rionville et de Bésanges de leis Moncourt et toutes les appandices d'icelles, c'est asçavoîr de tous services, requestes, demandes et prieres queilconques que demandeir et requerir lour porions pour nous et pour autrui... pour droict ou pour grace ou pour raison, devance ou pour autre maniere en queil maniere que ce soit ou pourroit estre..."

En 1380 débute le règne de Charles VI Le Bien-Aimé, sur la France.
Durant son règne, son royaume tomba presque tout entier aux mains des Anglais, vainqueurs à Azincourt.

En 1390 débute le règne de Charles Il sur la Lorraine, lequel succède à son père Jean 1er décédé à Paris le 3 septembre 1390.

Monnaie (denier) sous Raoul 1er (1329-1346)

Le 24 octobre 1420, Charles II, Duc de Lorraine, qui n’a que deux filles, Isabelle et Catherine, souhaitant unir son duché au Duché de Bar, donne sa fille comme épouse à René d’Anjou, futur successeur à Louis de Bar, Duc de Bar.
Ils sont âgés de 11 et10 ans.
René d’Anjou ne gouvernera seul son duché que 4 années plus tard, c’est-à-dire vers 1424.

Chronologie généalogique

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