La fin du Moyen-Age

Fin janvier 1429, Charles II, malade, voulant guérir, ayant entendu parler d'une jeune fille ''Jeanne d'Arc", laquelle avait entendu la voix d'en haut, la manda en sa capitale afin de faire en sa faveur un miracle.

Il écouta cette dernière et lui donna une somme de quatre francs pour l'indemniser de son voyage et un cheval sur lequel la pucelle revint de Nancy à Vaucouleurs et ce au début février 1429.

Il décède le 28 janvier 1431.
Sa mort amena une guerre de succession entre René 1er, soutenu par Charles VII, Roi de France et Antoine de Vaudremont, neveu du défunt Charles II qui a à ses côtés, l'armée du Duc de Bourgogne.

René 1er d'Anjou, régnant alors sur la Lorraine, du chef de son épouse Isabelle, réunit sur son blason, les titres qui sont les siens,
Anjou,
Bar,
Lorraine.

Armoiries de René 1er d'Anjou en 1420

Le 2 juillet 1431 à Bulgnéville sera la date d'une dure défaite pour René 1er qui sera emprisonné à Dijon.

Le 12 décembre 1434, René 1er d'Anjou hérite des états de son frère Louis III.

En 1435, il hérite également de Jeanne, dernière représentante de la Maison d'Anjou. Il modifie en conséquence son blason et fait figurer sur celui-ci, les états dont il porte désormais les titres:
Royaumes de
- Hongrie,
- Sicile,
- Jérusalem,
Duchés de
- Anjou,
- Bar,
- Lorraine.

Armoiries de René 1er d'Anjou en 1435

En l'absence de René 1er, emprisonné, les nobles Lorrains gouvernent le Duché.
Pour être libéré de prison, celui-ci est obligé d'emprunter pour payer sa rançon 400000 écus d'or.

Fin août 1444, Charles VII à qui Jeanne d'Arc avait rendu son trône de France, décide d'annexer les évêchés de Toul, Metz et Verdun.

Le 20 décembre 1444, Henri Didier, d'Einville, donne son dénombrement à René 1er Duc de Lorraine pour tout ce qu'il tient en fief et hommage de lui à Boncourt, Hincourt, Foucrey, Valhey, etc...

En 1450, la famille Didier, Henri et Jean, qui demeure à Einville, rue Karquel, reçut l'autorisation de bâtir une maison forte à Valhey.

Le 27 février 1453, à la mort de son épouse Isabelle de Lorraine, René 1er abandonne à son fils Jean II le Duché de Lorraine.
Ce dernier fait ajouter un lambel à son écusson.

Armoiries de Jean II en 1453

Par acte daté du 13 février 1461, Henri Breton de Deneuvre, abbé de Senones, laisse à André de Parroy, Seigneur de Parroy et à Marguerite de Chambley sa femme, tout ce qu'il a en la ville de Moualcourt.

En cette même année, Louis Xl succède à Charles VI sur le trône de France.

Jean II s'étant désintéressé du Duché de Lorraine où à son goût les nobles avaient trop de pouvoir, s'était fixé à Barcelone où âgé de 46 ans il décéda le 16 décembre 1470 après avoir essayé à plusieurs reprises de diminuer les libertés de ses sujets et les droits des états généraux.
Il est à noter qu'en 1466, il ajouta à son blason, les armes du royaume d'Aragon.

Armoiries de Jean II en 1466

Son fils Nicolas 1er lui succéda sur demande des Gentilshommes Lorrains.
Celui-ci, lorsqu'il fit son entrée solennelle à Nancy, le 7 août 1471, par cette porte de la Craffe qui dresse encore sa masse imposante et robuste a l'extrémité de la ville-vieille, trouva là le Bailli de Nancy, Jacques de Lenoncourt, accompagné d'un notaire et d'un grand nombre de Gentilshommes.
Parlant au nom des trois Etats, c'est-à-dire des trois ordres du duché, le Bailli demanda à Nicolas s'il lui plaisait de prêter le serment que tous les Ducs prêtaient à leur première entrée dans leur ville de Nancy.
Le Duc ayant répondu: "Volontiers, oui", le bailli continua: "Vous jurez et promettez donc loyalement et solennellement et en parole de Prince que vous garderez, maintiendrez et entretiendrez les trois Etats de votre Duché, c'est à savoir:
- Les nobles,
- Les gens d'église,
- Les bourgeois et le peuple en leurs anciennes les franchises, libertés et usages, qu'ils ont eu de vos prédécesseurs et de ce, baillerez vos lettres de patentes, ainsi que l'ont fait vos prédécesseurs
".
Le Duc ayant répondu: ''Oui vraiment'', le notaire dressa sur-le-champ un procès-verbal de ces déclarations.

Quelques jours après, le 20 août, Nicolas signa les lettres patentes qu'il s'était engagé à donner et qui reproduisent les engagements pris oralement devant la porte de la Craffe.

Désormais, le cérémonial d'entrée des Ducs dans leur capitale est fixé. Pendant un siècle et demi, tous les Ducs de Lorraine prêteront le serment de vive voix à la porte de la ville, le répéteront par écrit dans les lettres patentes et ils tiendront leurs promesses.

Il meurt le 23 juillet 1473, lors des préparations d'une expédition contre la ville de Metz.
Célibataire, après avoir été fiancé à la fille du Roi de France puis à la fille de Charles le Téméraire, il laissa son Duché à sa tante Yollande d'Anjou, mère du futur Duc René II.
Ayant conservé le même blason que son père, il y fit supprimer le Lambel.

Armoiries de Nicolas 1er

En 1473, René II, nouveau Duc de Lorraine, adopte de nouvelles armoiries et porte celles-ci lorsqu'il défait le 5 janvier 1477 à Nancy Charles le Téméraire. Ce dernier fut tué par une seigneur lorrain: Claude de Bauzemont.

Comme son grand-père René 1er, René II choisira la croix à doubles traverses, des premières armoiries du Royaume de Hongrie, qu'il fera figurer aux côtés des armoiries lorraines, pour rallier ses troupes. Sa retentissante victoire sur Charles le Téméraire assurera à ce symbole une notoriété universellement connue sous le nom de "croix de Lorraine".

Armoiries de René II en 1473

En 1482, il est écrit sur les comptes du domaine de Dieuze:

Reçu de ceux de ''Gievrecourt'' qui paient chacun an à Mr le Duc, à savoir,
de chacune charrue:
- un gros
- un imal d'avoine (mesure de Marsal)
- une geline
un manouvrier paie:
- demi-imal
- l'argent et geline entière.

Et y ont été, pour le terme de ce présent compte, onze charrues et six manouvriers.

En 1483, Charles VIII l'Affable succède à Louis XI, sur le trône du Royaume de France.
Au mois de novembre de cette même année, l'abbé de Salival admodie à Jacob This et à Hanus de Marsal le moulin de la Petite Réchicourt avec les dépendances, pour en faire un foulon.

En 1487, les chanoines de Saint-Rémy de Lunéville possédaient plusieurs bois sur le ban de Foucrey, notamment celui de Bénamont qu'ils ascensèrent.

D'après une déclaration faite en date du15 mai 1491, dont voici quelques passages, il est dit:

"Premièrement, le ban et destrois de la ville de Bure est à Monseigneur l'abbé Sainet Pierre de Senone, sans partye d'autruy.

"Item ly abbé de Senonne ou autre pour luy font quant plaist le maiour et la justice tout entièrement...

"Item s'il advenait que aucun fut arresté on ban ou à la ville de Bure pour cas de larcin ou autre meffaiet pour cas qu'il dent souffrir mort on le doit amener à Bure en la court dudict abbé, et le doit juger la justice dudict abbé. Et quant il est jugé, ledit abbé ou celluy qui est de par luy le délivre aux seigneurs vouelz (voués) pour faire la justice on ban et a lieu.

"Item toutes amendes sont au sieur abbé de Senonne sans party d'autruy, fors que celles ou les vouelz sont appellés, esquelles y ont le tiers et ly abbé les deux pars.

"Item qui se clameroit aux vouelz pour quelle cause que ce fut, il est a cinqz solz d'amende à l'abbé et doit retourner par devant la justice l'abbé pour panre droit.

"Item s'il advenoit que la faulté et la justice de ladicte Bure ne puissent trouver ung droit à lieu, on le doit aller querir à Vy (Vic)

"Item peult et doit tenir ly abbé de Senonne s’il lui plaist ses plaitz annalz trois fois l'an...

"Item doibt ung chacun des prodhommes de Bure à l'abbé de Senonne les corwées des charues trois fois en l'an... et doibt avoir chacun jour ung pain avec le fournyment, dont ly trois doyent faire le vaxel, et ne doibt on à la corwée du sommais (des semailles) fors que le founiment. Et se on ne payoit le pain aussy tanroit il coy la corwée des sommais et ainsi ensuyvant des autres corwées jusques à tant qu'il seroit payé du pain.

"Item doibt ung chacun de Bure la corwée à l'abbé de Senonne de la seille au wayen et aux tramois ensuyant... (suit l'énumération des autres corvées dues par les habitants, soit à l'abbé soit aux seigneurs voués).

"Item quant ly abbé de Senonne ou autre pour luy vient à Bure et il est besoing qu'ilz ayent des lietz, ly prodhommes, à la requeste de l'eschevin ou du commandement de l'abbé, doyent prester ledict liet pour tant de foys que ledict abbé vient à ladicts Bure...
Suit l'énumération des rentes dues aux Seigneurs:
voués pour chaque tête de bétail gros ou menu:
- la vache doit six deniers par an,
- le boeuf et la génisse un denier,
- le pouxel annal un denier,
- la brebis un fort,

etc...

"Item doibt chacun feu de Bure, aux vouelz, ung pussin à la sainct Remy, et quy n'a le pussin il peult payer ung denier.

"Item chacun feu de ladicte Bure doibt aux vouelz une gelive à quermentrey (Carème entrant)...

"Item s'il advenoit que aucuns des prodhommes de Bure trouvast ou abastait (abattit) beste sauvaige ou ban et on destrois de Bure, assçavoir, ours, cerfz, biches et sangliers, il la doit amener à la court l'abbé de Senonne à Bure, et en faict ly abbé sa volonté."

L'abbé de Senonne avait, en outre, comme l'indiquent les procès-verbaux des plaids annaux, droit de relèvement et de revêtement à Bures et à Mouacourt, c'est-à-dire que chaque héritier ou acquéreur d'un bien devait "deux pots de vin, ni du pire ni du meilleur, et s'il était étranger, il en devait quatre".

En 1494 les chanoines de Saint-Rémy de Lunéville possesseurs de bois sur le ban de Foucrey notamment celui de Bénamont l'ascenserent de nouveau.

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