La fin de la monarchie

En 1712, la paroisse de Serres est composée d'environ 80 ménages, dont la plupart sont pauvres et réfugiés. Le nombre des religieux au couvent est de huit ou neuf.

Nicolas-Joseph de Beaufort, un des gentilshommes ordinaires du Duc de Lorraine, Léopold, était l'un des propriétaires terriens d'Hoéville, Courbesseaux et d'Hincourt.

La seigneurie en haute justice d'Hoéville appartient à l'abbé de Gorze. Les autres n'ont que la seigneurie au-dessous et créent néanmoins les Officiers avec le haut justicier. Les appels de leurs jugements vont au bailliage de Nancy.
50 habitants, plus 5 ou 6 veuves sont recensés en cette année 1712 à Hoéville.

M. De Mahuet est Seigneur haut, moyen et bas justicier à Courbesseaux.

La communauté de Valhey est composée de 20 ménages et de 5 ou 6 veuves. De plus on y trouve la confrérie de Saint-Joseph.

Le 22 mars 1713, Charles-Henri, Comte de Ficquelmont, un des chambellans de S.A.R, Baron de Parroy, fait ses foi et hommage pour les terres et seigneuries de Parroy, Hénaménil, Crion, Bathelémont, Laneuville aux Bois et le fief de Flin.
Comme à Lunéville et comme à Einville, le château fort est remplacé par une demeure seigneuriale. C'était une construction rectangulaire flanquée de deux petites ailes. La porte principale présentait deux pilastres d'ordre dorique. Dans son tympan étaient sculptés deux écussons accolés, surmontés d'une couronne de Comte. Les pièces étaient vastes et hautes, l'escalier et le vestibule ample, les caves grandes et belles. La nef de l'église détruite durant la guerre de 30 ans a été reconstruite à cette époque.

Le 25 février 1714, l'abbé Jollain, curé de Burtecourt, envoyé en qualité de missionnaire apostolique par l'Evêque de Metz, pratique à la bénédiction de l'église de Mouacourt et fait la première messe en cette dernière.
Le 11 mars, on bénit le cimetière, entouré de palissades, autour de la nouvelle église.

Pressé par l'abbé Jollain de nommer à cette cure un représentant de l'Eglise, l'abbé de Senones répondit par cette lettre:

"" Léomont, ce 13 mars 1714.
" Monsieur, je n'ai fait que suivre mon inclination dans tout ce que j'ai fait pour tout ce qui regarde Mouacourt. Et si, dans le temps les pauvres habitants de ce lieu se comportent bien, je ferai tout mon possible pour leur donner tous les secours qui dépendent de moi. Je voudrais que cet endroit-là méritât de vous être offert. Mais c'est trop peu de chose pour votre mérite. Je n'ai personne pour présenter à Mgr de Metz pour desservir ce petit endroit-là. Je recevrai celui qu'il daignera me donner. Je suis avec estime... "
Signé L. Alliot. ""


Au cours de ce mois de mars, la communauté de Mouacourt présenta à Mgr du Cambout de Coislin, Evêque de Metz, une requête à l'effet d'obtenir l'érection d'une cure dans leur village, laquelle disait-elle, était qualifiée dans des titres anciens de paroisse Saint-Laurent. Suite à une enquête, où toutes les parties intéressées firent valoir leurs raisons, pour ou contre, il fut fait droit à la demande.

Le 11 mai 1714, par acte, les religieux de Senones, comme collaborateurs et patrons, malgré le calme et la dignité qu'ils gardèrent dans toute cette affaire, consentirent, non sans peine, ni réserves à l'érection de la cure de Mouacourt.

Une ordonnance du 11 juin, érigea ou rétablit l'église Saint-Laurent dudit lieu, en titre de cure indépendante de Bures et de tous autres lieux. Jusqu'alors, la paroisse de Mouacourt était desservie par le curé de Bures, à titre d'annexe. Plusieurs malades étant morts sans sacrement, faute de curé, il y eut des mutineries à la suite desquelles les paroissiens refuseront la communion Pascale des mains du pasteur qui leur était imposé.

C'est au courage et à la persévérance de l'abbé Jollain administrateur provisoire de la cure, qui parait n'avoir eu d'autre mobile que le bien des âmes et le bon vouloir de l'Evêque de Metz, que les habitants de Mouacourt doivent d'avoir triomphé de l'inertie calculée et du silence plein de dignité de Senones.
Le dimanche 14 octobre 1714, Toussaint Mirgon, choisi pour échevin de cette église, a prêté serment ordonné au milieu la messe de paroisse.

En cette année 1714, Mouacourt fournit 32 confirmants de tout âge.

Durant cette époque, les religieux de Senones, et après eux ceux de Ménil, jouirent de l'exercice de la haute, moyenne et basse justice de Mouacourt, y créèrent, maire, échevin, greffier, sergent, juge, garde et procureur d'office.
On y tenait les plaids annaux le lundi après la Nativité de la Vierge, au mois de septembre de chaque année.
Le droit de nomination, présentation, collation et patronage de la cure appartenait aux bénédictins de Ménil.
La rivière du Sanon, depuis le ban de Parroy, jusqu'à celui de Chaucourt, appartenait à eux seuls. Ils avaient le droit de chasse dans tout le ban, dans les bois communaux et dans ceux qui dépendaient de la seigneurie.
A eux appartenaient les droits de relèvement et de revêtement, consistant en deux pots de vin par chaque habitant et quatre pots par chaque déforain.
Tout individu vendant du vin devait dix francs au domaine de la seigneurie et personne ne pouvait en vendre avant qu’il n'eût été taxé par les maire et gens de justice, à peine de 5 francs d'amende.
Chaque laboureur devait trois corvées de charrue, pour labourer les terres dépendant de la seigneurie, à peine de 5 francs d'amende.

Le 23 mars 1715, Charles-Henri, Comte de Fiquelmont, Chevalier, Baron de Parroy et autre lieux, Chambellan du Duc Léopold, fait ses actes de foi et hommage de la seigneurie d'Arracourt.

Les dernières années du Roi de France, Louis XIV avaient été assombries par une série de malheurs familiaux qui avaient semblé mettre en péril sa succession.
En 1711, la petite vérole emporta le Grand Dauphin.
L'année suivante vit disparaître, à la suite de la rougeole, le fils et la petite-fille de celui-ci, le Duc et la Duchesse de Bourgogne, puis leur fils aîné, le petit Duc de Bretagne.
Enfin, en 1714, le Duc de Berry, frère du Duc de Bourgogne, mourut a son tour d'un accident de cheval.
Le seul héritier direct du trône - on excluait le second fils du Grand Dauphin, ex-Duc d'Anjou, qui avait renoncé à la couronne de France en devenant Roi d'Espagne - était alors l'arrière-petit-fils de Louis XIV, un enfant de quatre ans d’apparence chétive et qui, disait-on, n'atteindrait pas l'âge adulte. Ce fût à ce frêle successeur que, quelques jours avant sa mort, le vieux Roi donna ses dernières recommandations pour régner sur cette France qu'il dirigeait depuis de si nombreuses années.
Ayant la gangrène, huit jours avant sa mort, il présida encore un conseil et dîna en public comme à l'accoutumé.
Il rendit l'âme le 1er septembre 1715 à huit heures un quart.

La mort de Louis XIV le 1er septembre 1715

Le roi est étendu sur son lit de mort, entouré de prêtres et de familiers qui l'assistèrent dans ses derniers instants. Ayant reçu les derniers sacrements le 24 août, il avait fait ses adieux dès le 25 à son entourage. Il reçut en dernier le futur Louis XV et lui déclara :

"Mon cher enfants, vous allez être le plus grand du monde, n'oubliez jamais les obligations que vous avez à Dieu. Ne m'imitez pas dans les guerres, tâchez de toujours maintenir la paix avec vos voisins, de soulager votre peuple autant que vous le pourrez, ce que j'ai eu le malheur de ne pouvoir faire par les nécessités de l'Etat... "


Son testament avait désigné le duc du Maine comme tuteur de Louis 15, mais ce Philippe d'Orléans qui fut régent jusqu'à la majorité du roi.

En juillet 1716, François Charles Jacquot,chanoine régulier, de l'ordre des prémontrés, de la maison de Saint-Joseph de Nancy, succède à l'abbaye Jollain à l'administration de la cure de Mouacourt.

Le 20 septembre 1717, François de Lançon, capitaine pour le service du Roi au régiment de Chartres infanterie, blessés acte de foi et hommage pour la seigneurie Arracourt.

Par procès-verbal de visite, il est dit qu'il y avait dans l'église d'Arracourt,

deux chapelles en titre,
- celle de Saint-Sacrement,
- celle de Notre-Dame de Pitié,

et quatre confréries,
- de Saint-Maurice,
- de la Conception,
- de Saint-Nicolas,
- de Saint-Sébastien.

En 1720, Marguerite Huin, veuve de Thibaut de Manonville, écuyer, Conseiller du Roi, ancien Commissaire des Guerres, Seigneur de Riouville et du fief de Villé, fait acte de foi et hommage.

Le 28 avril 1721, François de Lançon, Ecuyer, Seigneur d'Arracourt, Capitaine pour le service du Roi de France au régiment de Chartres, reprend en fief la seigneurie vouée de Bures.

Le 21 novembre 1721, Paul Protin, Chevalier, Conseiller d'Etat, fait acte de foi et hommage de la seigneurie d'Athienville.

Leçon donnée à Louis XV Les cahiers de devoirs du jeune Roi conservés à la Bibliothèque Nationale de France, prouvent que Fleury (à gauche sur le tableau ci-dessus), ancien Evêque de Fréjus, avait tenu à inculquer à son élève de bons principes de gouvernement.
En 1722, las des critiques que lui valait la faillite "de Law", le Duc d'Orléans décida de transporter la Cour à Versailles. Ce départ enchanta Louis XV. Le jeune roi était toujours en excellents termes avec son Oncle, dont il sentait l'affection.

Le 25 octobre 1722, l'enfant Royal alla, selon la tradition, se faire sacrer solennellement à Reims.
Quelques mois plus tard, le 16 février 1723, sa majorité était proclamée.
Le roi de 13 ans ne pouvait gouverner, il pria son oncle de continuer à mener des affaires du royaume.
Ce dernier mena joyeuse vie et après trois attaque d'apoplexie successives, la mort le prit brutalement, le 2 décembre 1723, dans son cabinet de Versailles, en présence de son amie, la Duchesse de Falari.

Le règne de Louis XV commencer véritablement.

Le 26 janvier 1724, Charles Ignace de Mahuet, Comte de Lupcourt, baron de Drouville,... déclare tenir en fief, du Duc de Lorraine Léopold, les:

domaine, terres labourables, prés, bois, portion de seigneurie, et rentes seigneuriales, situés dans les territoires des villages de Courbesseaux, Hoéville..., qui appartiennent à M. Armand Jules de Rohan, Pair de France, à cause de son abbaye de Gorze.


Le 15 juillet 1724, Georges François Protin, Conseiller d'Etat de S.A.R. et maître des requêtes en son hôtel, devient Seigneur D'Hincourt.
Il fait l'acquisition de cette seigneurie sur le Marquis d'Heudicourt.

Une grave maladie du roi Louis XV, donna des inquiétudes pour la succession du trône de France.
En 1725, une fois le jeune roi rétabli, on décida de le marier au plus vite pour qu'il puisse donner un héritier à la couronne.
Le secrétaire d'Etat, Morville, se mit alors à la tâche pour établir la liste des prétendantes à répertorier selon leur âge, leur santé et leurs qualités physiques.
Quatre-vingt-dix-neuf princesses, furent en un premier temps retenues, puis d'élimination en élimination, la liste fut bientôt réduite à quelques noms.
Mme De Prie, qui désiraient surtout trouver une princesse suffisamment effacée pour ne pas lui porter ombrage, fit pencher la décision de son amant en faveur de la fille de Stanislas Leszcynski, Roi de Pologne détrôné.
Pas très joli, douce et très pieuse, la jeune fille avait alors 22 ans, soit sept ans de plus que son royal fiancé.
Les Français réservèrent un accueil enthousiaste à la petite Princesse Polonaise, lors de son mariage par procuration dans la cathédrale de Strasbourg le 15 août 1725.

Le 4 septembre 1725, Marie, rencontra près de Fontainebleau son futur mari et, le lendemain, le mariage était célébré dans la chapelle du château.

Le 14 octobre 1728, pour préserver la Lorraine des désastres des guerres, le Duc Léopold de fait proclamer la neutralité perpétuelle de ces Etats, en accord avec la France, le Saint-Empire et l'Angleterre.

En cette année (1728), à la ferme Saint-Libaire, territoire de Serres, il y a trois maisons et 40 habitants.

En 1729, à la mort de son père Leopold, François III, né en 1708, prend la tête du Duché de Lorraine.

En 1729, Marie Leszcynska met au monde le Dauphin tant attendu. En 1727, elle avait accouché de deux jumelles plus d'une troisième fille en 1728. Six enfants allaient encore naître dans les années suivantes.

Le 12 février 1736, le Duc de Lorraine, François III épouse à Vienne, Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Charles VI.

Le 7 mai 1736, le Duc de Lorraine, créa et érigea en titre et qualité de fief, sous la dénomination et qualification de fief de Sainte-Odile, les maisons, bâtiments, jardins, terres et prés appartenant au sieur François Poirot, conseiller et secrétaire de ses commandements, situé dans le lieu, ban et finage d'"Attinville".

Le 2 juin 1736, François Poirot, cité ci-dessus, fait ses reprises pour le fief de Sainte-Odile.
Dans un écrit daté de 1736, il est signalé qu'à Sainte-Odile se trouver une chapelle.

Le 13 février 1737, François III, abdique pour les Duchés de Lorraine et de Bar. En échange, il reçoit le Grand-Duché de Toscane.

Le 18 novembre 1738, au Traité de Vienne, Stanislas, renonçait au trône de Pologne, les recevait les Duché de Lorraine et de Bar, qui à sa mort devaient revenir à la France.

Portrait de Stanislas Leszczynski vers 1725 par Jean-Baptiste Van Loo

En 1738, les déclarations fournies par la communauté d'Athienville sont identiques à celles de 1700, c'est à dire:

" Les habitants ont une partie de leurs terres situées sur le ban et finage de Boncourt, sur lequel on droit de vain pâturage, comme aussi ceux Arracourt et de la Grande-Bezange; la communauté a droit de vain pâturage sur le ban d'Arracourt, pareillement ceux d'Arracourt ont le même droit de vain pâturage sur le ban d'Athienville. Il en était de même avec Hincourt, Serres est Ranzey. "


En cette même année, les habitants de Serres déclarent:

" La communauté est en possession, de temps immémorial, de 152 fauchées de pâquis, de 613 arpents de bois, lesquels produisent tous las, à chacun des habitants, environ une corde de bois et deux ou trois cents de fagots pour leur affouage et chauffage.
- Chaque jour de terre, qu'il soit chargé ou non, doit au seigneur un quart de bichet de blé et autant d'avoine.
- Toutes les bêtes tirantes doivent chacune annuellement une quarte de blé et autant d'avoine, à la Saint-Martin.
- Chaque habitant doit, en outre, une quarte de blé et six bichets d'avoine, mesure de Vic.
- Toute bête tirante doit 3 gros.
- La vache laitière, douze deniers.
- Tous autres bestiaux, passé un an, 2 deniers.
- Chaque habitant doit aussi tous les ans, à la Saint-Martin, trois poules et un chapon, 3 gros pour le feu, deux gros et demi pour le guet de Saint-Jean.
- Chaque charrue doit trois corvées par an aux trois labours.
- Chaque habitant doit encore la corvée, savoir : celui qui se sait faucher, une journée de faux et ce qui ne savent pas, deux journées à la fourche et au râteau.
- L'homme et la femme doivent encore une journée à la moisson pour fauciller.
- Les habitants sont bannaux au moulin, au four et au pressoir, ils doivent remplir la glacière, et aller vendanger chacun une journée.


L'église paroissiale a été rebâtie en cette même année ainsi que l'année suivante (1739). D'après A. Jolie, elle avait déjà été rebâtie en 1729. C'était un grand édifice ogival sans intérêt.

Les habitants de Mouacourt déclarent toujours en cette même année 1738:

" Leur communauté possède différent pâquis, situés à Chaufontaine, Saint des Prés, Moyenviller, etc... Quelques champs et prés, dont elle n'a aucun titre, mais seulement la jouissance depuis le rétablissement du village ".


Les habitants de Parroy, disent, dans la déclaration fournie par eux en cette même année:

" La communauté possède en propre un bois appelé Arbois contenant cent arpents, à 250 toises l'arpent. Elle a droit d'usage et d'affouage dans un bois nommé l'affouage de Créhange, contenant 304 arpents. Elle paie, par chaque habitant, pour droit d'affouage, une poule et un poulet au comte de Ficquelmont, la poule au carême, et le poulet à la Saint-Remy.
Les habitants ont droit d'usage et d'affouage dans le bois des journaux, contenant 320 arpents à 250 verges l'un.
Ils ont droit d'usage et d'affouage dans un bois appelé Varrimprey ou la seigneurie de Ludres, contenant 272 arpents.
La communauté possède 109 fauchées de pâquis en différentes pièces ".


En 1740, l'abbé Ch. Jacquot bénit la première cloche de l'église de Mouacourt.
- Le parrain est M. Toussaint Mirgon,
- La marraine, Mad veuve Mangin, Marie-Louise de Réchicourt la Petite.

Le 22 avril 1742, la première pierre de la nouvelle église de Mouacourt est posée. Cette nouvelle église est faite par les religieux de Senones aux frais de la messe conventuelle de ceux-ci. Cette pierre a été déposée par le R.P. Dom Claude Vayeur procureur de la dite Abbaye.
La première pierre de la tour a été mise et posée, le même jour, par Mr Toussaint Mirgon, admodiateur de la seigneurie de Mouacourt.
La bénédiction a été faite par le R.P. Charles Jacquot, curé de Mouacourt, lequel a opté la pension congrue de 400 francs et l'a préférée à la moitié des dimes qui lui est adjugée par la sentence du bailliage de Lunéville du 23 février 1741.

En 1744, la France déclara officiellement la guerre à l'Angleterre et à l'Autriche. En mai, le Roi Louis XV quitte Versailles pour se rendre à Valenciennes puis à Metz où au mois d'août il tomba gravement malade et fut très vite en danger de mort.

En ce même mois d'août 1744, l'Evêque de Toul, M. de Begon, consacre l'église paroissiale de Serres.

Après vingt-huit années de ministère, l'abbé Jacquot, de Mouacourt décède au cours du mois de novembre 1744.

En février 1745, lors du bal donné à Versailles en l'honneur du mariage du Dauphin avec l'infante d'Espagne, toute la cour remarque que le Roi s'entretient longuement avec une inconnue déguisée en Diane, Mme d'Etiole.
Le mois suivant cette dernière s'installait à Versailles et devenait Mad de Pompadour et la maîtresse du Roi.

Le 2 juin 1745, la cure de Mouacourt est confiée à D. Sylvestre Mathis.
Il ne présidera à aucun acte important de la paroisse, sinon à l'élection d'une sage-femme.

Le 26 décembre 1745, le Saint-Esprit invoqué, après avoir reçu les suffrages des femmes de la paroisse de Mouacourt, l'une d'elles a été élue unanimement et le même jour a prêté le serment ordinaire, tel qu'il est prescrit dans le rituel du diocèse.

1748 est la date inscrite sur la porte du n°11, Grande Rue, de Xures

Le 29 décembre 1749, le sieur Michel Bussenne demeurant à Lunéville, acquit de Joseph Sigisbert Magnien de Magnienville la terre et seigneurie de Bathelémont, situées sous le ressort du bailliage de Vic et la partie du village dudit lieu appelée "La rue de Lorraine".
Cette dernière seigneurie avait précédemment appartenu à M. De Juvrecourt.

1750 est l'année de la fondation de l'académie de Stanislas à Nancy.

En cette même année, l'église d'Hoéville, très ancienne a été rebâtie puis refaite dans l'état où nous la trouvons actuellement.

Un pied-terrier fait mention de terres dites "le ban Saint-Jean", situées au finage de Réchicourt et appartenant à la commanderie de Gelucourt.

En 1751 disparaît l'abbé Mathis curé à Mouacourt.
En cette même année, cette commune qui était du bailliage de Nancy, passe au bailliage de Lunéville.

En 1752, l'abbé François, prend la place de l'abbé cité ci-dessus à la cure de Mouacourt.

3 février 1753, naissance de Jean-Nicolas Stofflet à Bathelémont les Bauzemont.

'' Qui était Stofflet ? ''

Fils d'un modeste artisan qui apprenait à lire et à compter aux enfants du village, en novembre 1776, Jean-Nicolas, attiré par les armes, s'engagea dans le régiment ''Lorraine Infanterie".

Il obtint son congé en novembre 1778 pour devenir garde-chasse particulier des Officiers Gendarmes-Rouges de Lorraine en garnison à Lunéville. Parmi ces officiers, il fit la connaissance du Marquis de la Rochejaquelein, père de Monsieur Henri (appelé ainsi par les paysans, ce jeune garçon, par sa simplicité et sa bravoure, était un des chefs les plus aimés des guerres de Vendée et l'un des plus prestigieux. Malgré ses 21 ans, il était doté d'un profond bon sens et d'une étonnante intrépidité).

Regrettant le métier de militaire, Stofflet contracta en 1780, un nouvel engagement dans son ancien régiment.

Ayant sauvé la vie au Comte de Colbert, celui-ci racheta l'engagement de Stofflet auprès de son Colonel et le nomma sur ses terres vendéennes " Garde principal des bois et commis facteur de tout le comté ".

Le 11 mars 1793, les jeunes paysans, refusant l'enrôlement de force dans l'armée Républicaine qui massacrait les réfractaires, vinrent chercher Stofflet pour qu'il se place à la tête de leur groupe. 6000 jeunes paysans le nomment '' Commandant de l'armée chrétienne pour la défense du pays, de Dieu et du Roi ''.

Bien qu'ayant la réputation de posséder " Une sacre tête de lard ", Jean-Nicolas Stofflet, par ses connaissances militaires, son coup d'oeil et la discipline qu'il imposa à ses gars, fut un des meilleurs capitaines de l'armée vendéennne.

La prise de Cholet, ville commandée par le marquis de Bauveau devenu Jacobin, fut leur première victoire.

Un certain Cesbron d'Argonne fut nommé gouverneur de la ville.

C'est à partir de ce mois de mars 1793 que commença l'insurrection armée du peuple vendéen contre la République.

" La révolte des paysans "

Cette guerre d'escarmouches entrecoupées de grandes batailles, de victoires et de sanglantes défaites, a éte voulue par le peuple. C'est sans aucun doute, la plus importante révolte populaire de notre histoire.

Parfois les vaillants Mayençais du fameux Général Kléber, qui n'avaient pas reculé devant les soldats de l'Europe, fuyaient devant les jeunes paysans décidés, qui marchaient sur eux en chantant des cantiques.

L'excellent illustrateur Belge, René Follet, a représenté Stofflet entraînant ses gars sous la mitraille à l'attaque des troupes du Général Klébert à Château-Gontier:

Stofflet, par Follet

Mais l'armée de la République, par représailles, massacra sans pitié, vieillards, femmes et enfants.

Les pires atrocités furent infligées à ce courageux peuple de l'Ouest de la France.

Le génocide vendéen fit 350000 morts, pour la plupart massacrés, torturés, égorgés par les terribles colonnes infernales envoyées par le " Comité de Salut Public ".

Jean-Nicolas Stofflet se battit courageusement jusqu'à la fin.

Un soir de février 1796, alors que Stofflet dormait dans une ferme isolée... En pleine nuit, les bleus surgirent... mais pas de Stofflet. Celui-ci avait profité de l'obscurité pour se cacher.

Constatant l'absence de Stofflet, les républicains menacèrent les fermiers et poussèrent une femme dans le feu. Stofflet ne pouvant supporter les cris de la malheureuse, sorti brusquement de sa cachette pour défendre ses hôtes. Malheureusement, il fut maîtrisé et exécuté. Ayant refusé le bandeau qu'on voulait lui mettre sur les yeux, il tombe sous les balles du peloton d'exécution en criant " Vive la Religion, vive le Roi ".



En 1756, un plan de l'église du village de Bezange est dressé, qui se trouve aux archives départementales.

Le 5 janvier 1757, le Roi Louis XV, montant dans son carrosse, fut frappé par un inconnu. L'assassin se révéla être un déséquilibré nommé Robert-François Damiens, qui malgré la torture, refusa de dénoncer ses complices. Jugé rapidement, Damiens fut accuse de régicide et condamné à subir le supplice de Ravaillac:
- poing droit coupé,
- chairs tenaillées et arrosées de plomb fondu,
- écartèlement.
" La journée sera rude " s'était borné à dire au matin de son exécution, Damiens.

La torture, contre laquelle s'élevaient vigoureusement les philosophes, était encore en usage pour obliger les coupables aux aveux.

Robert-François Damiens devant ses juges au Chatelet

Par suite d'arrangements faits en 1757, entre les religieux de Ménil, les chanoines de Domèvre, décimateurs à Bathelémont, et M. Charles-Antoine Dumesnil, avocat à la cour et substitut en la chambre des comptes de Lorraine, ce dernier fut autorisé à faire planter des vignes sur dix jours de terre du bande ce village, moyennant un cens de trois livres de France, par chaque jour.

1758, début en France, de la guerre dite de 7 ans (1758-1763).
Celle-ci n'aura que peu de répercussions sur le territoire, à part quelques tentatives de débarquement anglais en Bretagne. Elle se déroulera plus sur les territoires voisins (Prusse, Hollande), en mer, et dans les colonies, surtout d'Amérique et indiennes.

En cette même année, le village de Courbesseaux est annexé à Réméréville, avec un vicaire résident.

Le 29 janvier 1759, est la date d'un arrêté du Conseil de Lorraine, prescrivant le curement du Sânon. Cette petite rivière a deux sources, l'une près d'Avricourt, l'autre qui sort de l'étang de Réchicourt le Château. Le Sânon parcourt le département, sur une longueur de 40 kms environ, passe à Moussey, Lagarde, Xures, Mouacourt, Parroy, Hénaménil, Bauzemont, Einville, Grandvezin, Crévic, Sommerviller et se jette dans la Meurthe à Dombasle.

En 1759, disparait l'abbé François de la cure de Mouacourt.
Il est remplacé par Jean-François Thibaut, ancien vicaire à Coincourt, qui occupera la cure jusqu'en 1780.

1er mai 1759, pose de la première pierre de l'ancienne église d'Arracourt.

Ancienne église d'Arracourt

En date du 18 novembre 1761, il est dit dans un procès-verbal de plaids annaux de la haute justice de Foucrey (Valhey), tenus en la maison seigneuriale dudit lieu:

" Messieurs les prieurs et chanoines réguliers de l'abbaye Saint-Remy de Lunéville sont propriétaires et seigneurs hauts, moyens et bas justiciers de la ferme appelée "La Haute Foucrey".
Foucrey forme et compose un ban distinct et séparé de Valhey et autres du voisinage. La maison et le bâtiment dépendant de cette ferme sont francs et exempts, ainsi que tous ceux qui y résident et les héritages qui en dépendent, de tous commandements, exploits et autres exercices de juridiction, tant du Seigneur de Valhey que de ses Officiers... Le fermier a droit de faire troupeau à part.
Les accidents de feu qui n'arrivent que trop souvent à la campagne procèdent pour l'ordinaire de ce que les laboureurs et autres vont dans les écuries avec des lampes et chandelles.
Voulant les prévenir et y remédier, il est ordonné aux habitants de la Haute Foucrey d'avoir chez eux des lanternes et de ne s'en servir dans les écuries et granges. Ceux qui y seront trouvés avec des lampes ou chandelles, seront amendables de 5 francs. "


Gravure de Ch. Eisen (1762) illustrant les Contes de La Fontaine, aux Editions des Fermiers Généraux: Paysan ayant offensé son seigneur payant sa dime

Les économistes de l'époque étaient opposés aux contraintes qui pesaient sur les paysans et qui les privaient du juste fruit de leur travail



1763, fin de la guerre de 7 ans.

En cette même année, débute la construction du château d'Arracourt, sous le règne d'Alexie-Augustin de Bourcier de Monthureux. Ancien château d'Arracourt (photo des années 30, illustrant des cartes postales)Ancien château d'Arracourt (photo des années 30, illustrant des cartes postales

Le 28 mars 1764, date de la première messe dans l'ancienne église d'Arracourt
Photographie (négatif sur verre) de l'ancienne église, datant de 1913 - Source: BNF

1764, année de la construction de l'église actuelle de Bathelémont.

En 1765, le patronage de la cure de Serres appartient au Grand Prévôt de Saint-Dié.

Le 5 février 1766, de grand matin, se trouvant seul dans sa chambre, au château de Lunéville, Stanislas s'approcha de la cheminée. En un instant sa robe de chambre qui était en étoffe légère prit feu. Les flammes enveloppèrent le Roi qui eut tout le côté gauche et la main brûlés. Il vécut dix-huit jours dans de cruelles souffrances.

Dans son entourage, on gardait espoir, mais le 23 février 1766, il s'eteignit après une longue et douloureuse agonie.
Son corps fut inhumé à Nancy, dans l'église de Bonsecours, qu'il avait bâtie, à côté de la reine Catherine Opalinska qui l'avait précédé dans la tombe.
Après lui, la cour de Lunéville n'exista plus que dans les souvenirs des Lorrains.
Le château devint une caserne.

Dès son arrivée à Lunéville, le Roi de Pologne s'occupa d'organiser sa maison civile et militaire. Il en réserva les principaux emplois aux Polonais ses compagnons, qui l'avaient servi dans sa prospérité et qui partageaient son exil. Il fit une large part aux Français et attira à lui, par ses libéralités, une bonne partie de la noblesse Lorraine.
Cependant, malgré le nombreux personnel qui vivait auprès de Stanislas, l'étiquette était pour ainsi dire bannie de la cour de Lunéville.
On y passait son temps dans une douce familiarité qui n'excluait pas la politesse et les belles manières.

La cour de Stanislas fut nécessairement calquée sur celle de Versailles, à part l'étiquette.
C'était le rendez-vous des grands esprits. On y faisait de la Littérature. On ne négligea pas les plaisirs. Les salons de Lunéville étaient comme des annexes de ceux de Versailles.
Mesdames de Boufflers. du Châtelet et de Graffigny embellissaient cette cour. Parmi les hommes célèbres qui y parurent, on doit citer le plus grand des génies du XVIIème siècle, Voltaire, auquel, à une époque d'intolérance, la Lorraine s'honorera toujours d'avoir donné asile. A ses côtes brillèrent le président de Montesquieu, le comte de Tressan, le poète Saint-Lambert, le chevalier de Boufflers, etc...
Le nain Bébé, favori de Roi, faisait la joie des courtisans et égayait la cour par sa vivacité et son esprit.

Comme prévu au traité de Vienne, à la mort de Stanislas, les duchés de Lorraine et de Bar, reviennent au royaume de France.

Par le traité de Versailles en date du 15 mai 1768, la Corse devient Française.

En cette même année (1768), on comptait 67 feux et 218 communiants à Hoéville.

En 1771, Hubert Dieudonné de Ravinel, baron du Saint-Empire est seigneur de Boncourt, d'Athienville, de Crion et d'Hoéville.
En cette même année, Lepage nous dit que le château de Serres est flanqué de 4 tours.

Le 18 décembre 1771, Michel Bussenne fait ses foi et hommage pour la seigneurie de Bathelémont les Bauzemont.

En date du 28 décembre 1771, un acte de foi et hommage, précise que le cens d'Hincourt appartient à Jacques Augustin Protin de Lucey, ainsi qu'aux sieurs Fourier et Protin d'Hincourt.

Le 13 Janvier 1772, comme à la date du 14 décembre 1771, Michel Bussenne fait ses foi et hommage pour la seigneurie de Bathelémont les Bauzemont.

Le 19 février 1772, Hubert Dieudonné de Ravinel, baron du Saint-Empire fait un acte de foi et hommage en son nom et au nom de celui de Joseph, comte des Fours, pour la seigneurie d'Athienville.

Le fief de Sainte-Odile, au village d'Athienville, érigé en faveur de François Poirot, resta dans cette famille jusque vers la fin du XVIII ème siècle.
Le 5 mars 1772, Claude Poirot, seigneur en partie de Pixérécourt, en fit ses foi et hommage au nom de son neveu, Dominique Mathieu Poirot, conseiller intime d'Etat et ministre plénipotentiaire du Grand-Duc de Toscane auprès du Saint-Siège.

Le 18 avril 1772, Marguerite de Durfort, douairière de feu Alexie-Augustin comte de Bourcier, baron de Montureux, Brigadier des armées du Roi et Colonel du régiment de son nom fait un acte de foi et hommage, pour la terre et seigneurie de Valhey, la moitié de celle d'Arracourt, le quart de la seigneurie vouée de Bures, etc...

En 1774, Louis XV avait soixante quatre ans et continuait à avoir belle allure. Il semblait pouvoir vivre encore de longues années lorsque, le 27 avril il tomba soudainement malade.
Bientôt il n'y eut plus de doute, le Roi avait la petite vérole.
Informé de son état, Louis XV fit venir Mme du Barry (née à Vaucouleurs), sa nouvelle maîtresse de Versailles et put mourir chrétiennement le 10 mai.
L'hostilité des Français à son égard était si grande qu'on n'osa pas lui faire des funérailles publiques et c'est sans escorte que l'on transporta son corps à Saint-Denis.
Au passage, quelques curieux, par dérision, crièrent: "Taiaut! Taïaut! Voila le plaisir des dames!", tant celui qui avait été autrefois le Bien-aimé était alors détesté de son peuple, qui lui reprochait ses moeurs et ses dépenses.

Tous mettaient leurs espoirs dans le petit-fils de Louis XV, le nouveau Roi de France, Louis XVI, dont la vie irréprochable et la bonté semblaient de bonne augure pour le royaume.

Le 23 novembre 1774, Jacques Augustin Protin de Lucey fait comme il l'avait dejà fait le 28 décembre 1771 un acte de foi et hommage tant pour lui que pour les sieurs Fourier et Protin d'Hincourt pour le cens d'Hincourt.

Un acte de l'année 1774 nous fait connaître que les terres d'Hoéville appartiennent à Hyacinthe-Joseph Dumesnil, capitaine pour le service de l'Impératrice Douairière Reine de Hongrie et de Bohême.

Le 29 mai 1776, les héritiers de Dominique-Mathieu Poirot vendent à Paul Guerre, écuyer, conseiller-secrétaire du Roi, maison et couronne de France en la chancellerie établie près le Parlement de Nancy, le fief de Sainte-Odile, du village d'Athienville.
Il en fit ses foi et hommage le 14 septembre de la même année.

Par acte daté du 30 décembre 1776, il est précisé que les terres d'Hincourt, qui dépendent de la commune d'Athienville appartiennent à Jean-Pierre Fourier, seigneur de Bacour et Hincourt, conseiller du Roi, lieutenant géreral civil et criminel au bailliage de Nomeny.

Le 16 janvier 1777, Charles-Alexandre comte de Rongrave, mestre de camp de cavalerie, fait ses foi et hommage pour la terre et seigneurie de Serres, consistant en haute, moyenne et basse justices.

En date du 7 février 1777, un acte nous précise qu'une partie des terres d'Hoéville et d'Hincourt appartiennent à Claude de France, veuve d'Antoine de Schaken.

Le 19 janvier 1778, Balthazard Violet de Saint-Victor, seigneur de Thiaucourt, comme fondé de procuration des personnes citées ci-dessus fait ses actes de foi et hommage pour les terres et seigneurie d'Arracourt.

Par actes datés du 9 Janvier 1778, les terres d'Arracourt appartiennent à:
- Marie-Antoinette Violet de Saint-Victor, veuve de Claude François Breton, écuyer et doyen des professeurs de l'université de Nancy,
- Marianne de Saint-Victor, veuve de François Bezin, avocat au Parlement,
- Marie-Anne de Saint-Victor,
- Gabrielle de Saint-Victor.


Le 12 septembre 1779, Marie-Marguerite de Durfort, renouvelle ses actes de foi et hommage du 18 avril 1772.

En 1780, Arracourt comprenait 130 feux (habitations) et abritait 7 à 800 habitants. C'est vers cette date que fut construite la demeure de l'intendant des Comtes de Monthureux, désignée actuellement sous l'appellation de "château", ou "nouveau château".

Le

En cette même année, (1780) décède le curé de Mouacourt, Jean-François Thiébaut.
Il est remplacé jusqu'à la Révolution par l'abbé Jacquemin.

Le 24 septembre 1781, Léopold-André Fournier, capitaine au service de l'Empire et Pierre le Clerc, Ecuyer, Receveur des fermes du Roi à Blâmont, font leurs foi et hommage pour la même seigneurie de Bathelémont les Bauzemont, achetée par eux de la Dame de Brachet, laquelle en avait fait l'acquisition sur Simon Bussenne de Schalgberg.

1781 est la date, encore lisible à ce jour, inscrite dans la pierre, au dessus d'une porte des restes du couvent des Minimes à Serres.

Ruines du couvent des Minimes à l'heure actuelleRuines du couvent des Minimes à l'heure actuelle

L'année suivante, c'est à dire en 1782, il est recensé en ce couvent trois personnes, deux prêtres et un frère.
Le village comprend 80 feux et 270 communiants.
La seigneurie en haute justice, moyenne et basse appartient à Monsieur le Marquis d'Eudicourt, dont les Officiers connaissent des causes en première instance les appels du bailliage de Lunéville.

En cette même année, à Valhey, il est compté 36 feux et 120 ménages.

1786, abolition de la corvée, laquelle est remplacée par une taxe.

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