De la 2nde République à 1870

Le 4 mai 1848, la Seconde République est proclamée.
L'ère des mouvements de foule n'était pas close pour autant: le 15 mai, 15000 Républicains, sous prétexte de manifester en faveur des Polonais opprimés, se portèrent vers la Chambre.

15 mai 1848, envahissement de l'Assemblée

Le 20 décembre 1848, le citoyen Louis Napoléon Bonaparte, bénéficiaire d'une surprenante et écrasante victoire aux urnes, prête serment et devient Président de la République.

20 décembre 1848, Bonaparte prêtant serment

En cette année est planté à Hoéville l'Arbre de la Liberté qu'est l'imposant marronnier situé à proximité de l'église. Le dernier témoin de cet acte symbolique est décédé vers 1920 à l'âge de 86 ans.

L'arbre de la Liberté à Hoéville

L'Hymne National est alors le Chant des Girondins, ou Choeur des Girondins, appelé encore "Mourrir pour la Patrie". Cette chanson écrite par Alexandre Dumas et Auguste Maquet à l'occasion de la représentation d'un drame théâtral intitulé "Le Chevalier de Maison-Rouge", eut un immense succès, et dès le soir de la première représentation, le refrain chanté dans tout Paris. Il fut repris comme hymne.

 En 1851, Arracourt compte 872 habitants.

En 1852, ouverture de la voie ferrée Paris, Nancy, Strasbourg.

Le 2 décembre 1852, Louis Napoléon Bonaparte devient Napoléon III, Empereur des Français (2nd Empire)

Napoléon III, Emperuer des Français

Le 10 octobre 1853, ouverture du canal de la Marne au Rhin.

Ecluse de Xures, fin 19ème s.

A cette époque, le chant officiel, composé par la Reine Hortense, mère de Napoléon III est Partant pour la Syrie.

Le 5 juin 1854, trois cloches sont placées dans l'ancienne eglise d'Arracourt.
Au cours de cette année, le choléra asiatique éclate dans le canton.

En 1858, l'église de Mouacourt, bâtie en 1742 comme nous l'avons cité, tombait en ruines. Maçonnée de terre, lézardée de toute part, les charpentes du comble prêtes à s'effondrer sur les fidèles, nécessitèrent une réparation partielle et immédiate de la nef et du choeur, et une reconstruction totale de la tour.

Placé à la tête d'une commune sans ressource, M. Michaut fit appel à la piété des habitants, ainsi qu'à la générosité publique.
Ce double appel fut entendu.
Les travaux entrepris immédiatement ont été menés à bonne fin avant la fin de l'année.
M. Pillot était curé en cette église.

En 1860, trois cloches fondues, baptisées, sont montées dans le clocher.

En 1862, le clocher est coiffé d'un coq.

Vue du clocher de Mouacourt reconstruit en 1958

En 1866, construction de l'église de Valhey à la place de la primitive, laquelle possédait des tombes de guerriers, dont Dom Calmet, de Ménil La Horgne (Meuse, 1672-1757), Bénédictin, donne la description suivante:
Un premier mosolée d'une hauteur de 4 pieds (ndlr: 1,30 m environ) était surmonté de deux statues couchées représentant un seigneur et sa femme; c'était apparemment le tombeau d'André des Porcelets et de son épouse. Près du grand autel, il y avait un autre tombeau (ndlr: cf description année 1557).

1869 est l'année de la construction de la Chapelle Notre Dame de la Pitié à Arracourt, où une Piéta du 15ème siècle est visible.

Cette relique consitue un remarquable morceau de sculprture en bois recouvert d'une dorure ancienne. Réduite au quart environ des dimensions naturelles, la Vierge attristée regarde le Christ, qui repose en partie sur ses genoux, suivant une conception dont on retrouve les analogues dans les Pietas de notre région, le corps du Christ, mal équilibré, obliquement dirigé sur l'un des genoux de sa mère, a une attitude qui n'aurait pu être momentanée, provisoire. C'est sans doute l'impression que l'artiste a voulu laisser au spectateur. Les jambes du Christ, flacides, sont repliées et ses pieds reposent sur le sol, sa tête renversée est soutenue par la Vierge.(Dom Calmet)

Reproduction de la Piéta de la Chapelle Notre-Dame d'Arracourt

En cette même année 1869, le 17 novembre, Ferdinand de Lesseps voyait l'aboutissement de tous ses efforts au cours de festivités qui marquèrent l'inauguration du canal de Suez.

Le 8 mai 1870, alors que la France est secouée par des mouvements de foule et des grèves, les français souscrivent avec enthousiasme à la politique impériale en approuvant le plébiscite par 7 350 000 oui, contre 1 570 000 non.
En fait, les évènements extérieurs allaient brutalement interrompre le nouveau rêve de Napoléon III.
L'Empire basculait dans la guerre franco-allemande.
Au soir du 14 juillet, le Conseil des Ministres se dispersa, la guerre contre la Prusse était décidée.
De grandes batailles se déroulent alors dans notre région:
- 6 août, Forbach,
- 14/18 août, Gravelotte
- 1er septembre, Sedan...

Au cours de l'automne et de l'hiver 1870-1871, l'occupation se fait plus vigoureuse.
Les commissaires civils Prussiens, qui ont été substitués aux Préfets français, imposent contrôles et réquisitions à des populations qui regimbent.
De nombreux jeunes gens répondent à l'appel de Gambetta et rejoignent l'Armée de la Loire.
Des groupes francs-tireurs se rassemblent dans les Vosges et dans le Bassigny, harcelant les convois ennemis et se livrant à des coups de mains.

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