Les monuments

Arracourt

Monument aux morts 14-18 Arracourt

Voici la liste des personnes figurant sur ce monument:

Victimes militaires:

AUBRY Joseph, BARTHELET Léon, BOISEL Victor, BRICOT Armand, DAMAS Eugène, DEMOYEN Alfred, DENIS Eugène, GEORGE Adrien, HAMANT Jules, HUMMER Maurice, LEFORT Jules, MAILLARD Victor, MALGRAS Gustave, MORCEL Edmond, PASTEL Paul, POIRSON Albert, SCHAEFFER Charles, SIMON Charles, THINSSELIN Prosper, VOGIN Alphonse,VOGIN Eugène

Victimes civiles:

DAMAS François, DAMAS Adrien, MAILLARD Victor, Veuve DARDAINE

Morts en déportation:

LACOUR Ernest (curé), ARNOULD Jean-Baptiste, ARNOULD Jacques, CAUCON Emile

A la sortie d'Arracourt, direction Vic-sur-Seille, à l'endroit où fut prise la photo des combattants réconciliés le jour de l'armistice, se trouve aussi une borne en gré sculpté:

Borne commémorant la ligne de front - Arracourt

Athienville

Monument aux morts Athienville

Voici la liste des personnes figurant sur ce monument:

Victimes militaires:

CHRISTOPHE H., CLASQUIN Ch., GARLAND C., HUMBERT A., JOLLAIN E., JOLLAIN L., MICHEL E., POIREL A., TRAVAILLEUR F.

Victimes civiles:

GERARDIN Jean-François, LIEGEY Lucien

Bathelémont

Le 3 novembre 1918 est inauguré en mairie de Nancy (les lignes de front proches ne permettant pas son inauguration sur place) un monument commémoratif rappelant la mort des trois premiers soldats des Etats-Unis d'Amérique sur le sol français.

Merle D. Hay Thomas Francis Enright James Bethel Gresham

Ce monument fut dessiné par Louis Majorelle, artiste ébéniste Lorrain universellement connu depuis pour l'ensemble de son œuvre, et exécuté dans la pierre d'Euville ( carrière dont est issue la pierre qui a servi à construire la Statue de la Liberté) par Mr Vautrin, chef d'atelier "sculpture et décoration" de l'Ecole d'Apprentissage du Bâtiment, et par son élève Rémy. Il fut ensuite assemblé sur place (en mairie), sous la direction de Mr Gustave SIMON, entrepreneur et maire de Nancy de l'époque.

La cérémonie à Bathelémont eut lieu quelques temps après en la présence du Maréchal Lyautey.

Première stèle commémorative US à Bathelémont

Le 21 août 1921, l'American Legion, lors de sa visite à Flirey, remit une plaque symbolique en bronze, destinée à ce monument. Cette plaque est visible sur cette autre vue du monument:

Ancienne stèle commémorative US à Bathelémont

Plus tard, vint s'ajouter sur le socle, une réplique de la sculpture "Au But" d'Alfred Boucher (les trois coureurs symbolisant certainement le courage des trois soldats américains dont le souvenir est commémoré).

Réplique sculpture Au But de Boucher

Enfin, la commune se chargea de la construction d'une clôture en murette de pierres, surmontée d'une grille en fer forgé.

Selon le Docteur Delorme dans son ouvrage "Lunéville et son arrondissement" paru en 1927, les américains auraient placé aux lieux même où les premiers d'entre eux reçurent le baptême du feu, une borne monumentale.

Plus aucune allusion à ce monument n'est faite aujourd'hui.

Les américains pensent qu'il aurait pu disparaître entre les deux guerres, lors du déminage du secteur.

Au début de la seconde guerre mondiale, lorsque les Allemands envahirent à nouveau la France, Monsieur Joseph Crouvizier, maire de Bathelémont, réussit à desceller le motif "Au But" et à le dissimuler. Puis il camoufla les inscriptions qui se trouvaient sur le revers du monument en coulant du plâtre dans les cavités des lettres du texte gravé:

"Ici en terre lorraine, reposent les trois premiers soldats américains tués à l’ennemi le 3 novembre 1917.
Caporal J.B. Gresham (d’Evansville) – Soldat Thomas F. Enright (de Pittburgh) – Soldat Merle D. Hay (de Glidden).
En fils dignes de leur grande et noble nation, ils ont combattu pour le droit, pour la liberté,
contre l’impérialisme allemand, fléau du genre humain.
Ils sont morts au champ d’honneur".

Mais les allemands mirent les inscriptions à jour, et les jugeant diffamatoires à leur égard, firent dynamiter le monument en 1940.

Le monument à la fin de la seconde guerre mondiale

La reconstruction du monument après la seconde guerre mondiale, a pour origine la visite que fit le Général C. Marshall, alors président de l'American Battle Monument Commission, à Bathelémont, le 18 septembre 1952.

Là, avec monsieur Samama, Préfet du département, il envisagea une possible restauration de la stèle. Le général ne demandait pas la reconstitution de l'œuvre originale, mais simplement le rétablissement dans des conditions honorables d'une pierre remémorant les premiers sacrifices américains du premier conflit mondial.

Depuis 1940, l'emplacement était resté à l'abandon, les pierres éparpillées sur le terrain.

Au cours d'une visite, le préfet avait constaté que les dégats causés à la stèle étaient d'une importance telle qu'il était impossible de la restaurer dans son état initial, seule la plateforme sur laquelle reposait le mémorial demeurant intacte.

Le 12 mai 1954, le conseil général de Meurthe et Moselle fut invité à supporter les frais pour l'érection d'une nouvelle pierre, la commune ne pouvant les prendre en charge. Un crédit de 250 000 Francs fut voté à cet effet. D'autre part, la municipalité  a pris en charge la restauration de la bordure en ciment de la plate-forme, de déblaiment des pierres accumulées autour, le nettoyage du terre-plein et des herbes folles poussant aux alentours.

Le 9 mai 1955, la nouvelle stèle fut mise en place, sous la direction de monsieur Paul Husson, maire de Bathelémont.

Elle était composée d'un bloc de granit brut, pesant 2,5 à 3 tonnes, comportant en avers et revers un encart poli, ou se trouvent les inscriptions que voici:

Inscriptions avers stèleInscription stèle US Bathelémont

La commune de Bathelémont se chargea par la suite de reconstruire la clôture de murette et grille forgée. Puis la statue "Au But" reprit sa place originale à la base du monument. Aucune date pour cette inauguration éventuelle n'a été découverte. La statue a de nos jours disparu; elle a été remplacée par une plaque de plexiglas gravée.

Plaque remplaçant la statuette

L'emplacement du monument était contigu à une ferme. Hors, du fait de sa modernisation, celui-ci gênait, en l'empêchant de garer ses nouvelles machines agricoles, le propriétaire qui en demanda le transfert.

Pendant de longues années, monument, chariots, moissonneuse-batteuse, etc... se sont côtoyés.

Le bruit arriva jusqu'aux oreilles de l'American Battle Monument Commission, qui, à l'opposé, protesta et exigea que la surface voisinant le monument soit libre de tout objet et qu'une plus grande propreté soit faite autour de lui.

C'est là que la population du village se scinda en deux et opposa vivement, partisans et hostiles au transfert.

Le Souvenir Français, qui prit en charge la destinée du mémorial, décida finalement de le déplacer du milieu du village jusqu'à la proximité du cimetierre communal, ce qui fut fait le 19 août 1977 par le 4ème Régiment de Commandement et de Soutien de la 4ème DB, où il repose désormais.

Le monument à son emplacement actuel

Mais ce repos ne parait être qu'illusoir.

Effectivement, depuis sa création, le nouveau monument a suscité bien des commentaires, principalement à cause des inexcatitudes qui y sont mentionnées. Aussi, il est bon de rétablir certaines vérités:

1°_ Lorqu'il lit le texte gravé sur le monument ("Ici reposent les trois premiers soldats Américains tués à l'ennemi le 3 novembre 1917"), il vient à penser à un visiteur quelconque que les soldats sont inhumés sous ce dernier; il n'en est rien, il n'y ont jamais été. Le 4 novembre 1917, les Doughboys ont été enterrés dans le pré du chateau Montjoie, en bordure du cimetierre qui le jouxte (ils n'avaient pu être inhumés au cimetierre, car personne à ce moment n'était certain de leur confession). Ils ont été exhumés le 9 mars 1921, pour être rapatriés aux Etat-Unis, dans leurs villes respectives.

2°_ Ces soldats ne sont pas morts à Bathelémont, ni même sur le territoire de la commune, mais dans les tranchées du lieu-dit "Haut des Ruelles", c'est-à-dire la colline dominant les villages de Bathelémont, Bures et Arracourt, baptisée du nom de code "Colline d'Artois" par les militaires français dans leurs communications. Cette colline, tenue par les français et les américains faisait partie du secteur de Bathelémont, puisque Bathelémont était tenu par les alliés, tandis qu'Arracourt était sous le feu des allemands, et Bures aux mains de ceux-ci.

3°_ Le texte est attribué au Général Marshall, eh bien non !

Voici l'exacte transcription du texte original: <<Nous inscrirons sur leurs tombes: "Ici reposent les premiers soldats de l'illustre République des Etats-Unis, tombés sur les champs de France pour la justice et la liberté">>. La paternité est due au Général français Paul-Joseph Bordeaux, frère d'Henry Bordeaux, de l'Académie Française, et commandant la 18ème Division, et qui prononça l'éloge funèbre des trois jeunes hommes.

Traduction en fut faite au Général Marshall, alors commandant, chef d'état-major adjoint de la 1ère Division Américaine, envoyé pour représenter l'Armée des Etats-Unis. Cette traduction, légèrement erronée, fut faite par le Lieutenant interprète Hugo, arrière-petit-fils de Victor Hugo, qui faisait partie de la mission française auprès des américains. Il est à supposer que le terme "illustre république" fut volontairement, et en toute connaissance de cause occulté par le Lieutenant Hugo, car celui-ci ne pouvait pas ignorer que le mot "République" a une connotation très politique aux Etats-Unis, connotation qui aurait pu poser problème.

4°_ Le nom de Pittsburgh est mal orthographié: il manque la lettre H finale.

5°_ Ce monument a été construit en utilisant pour base le socle de l'ancien qui n'avait pas été détruit. Hors, le nom du sculpteur et du dessinateur y sont gravés:

Gravure sculpteur Vautrin Gravure dessinateur Majorelle

La première pensée qui vient à l'esprit, c'est qu'ils sont les pères du second. Cela est renforcé par la présence depuis peu aux côtés du nouveau monument, de la pointe  de l'obélisque de l'original, pointe où une plaque est fixée, induisant à notre avis gravement le visiteur en erreur:

Pointe de l'obélisque d'origine

 

En effet, si le monument d'origine avait été dessiné par Majorelle, la paternité, et encore moins le monument actuel, ne peuvent lui en être attribués. Hors, c'est ce qui se passe autour de ce lieu de recueillement, pour tout un chacun qui n'en connaitrait pas le passé. Cela fait soixante ans que ces erreurs sont commises et risquent, si nous n'y prenons pas garde, de s'implanter et devenir une vérité faussement historique.

Il est d'ailleurs temps, au moment où arrivent les commémorations du centenaire de l'entrée en guerre, que la municipalité fasse en sorte qu'on ne puisse pas lui reprocher de multiplier les inexactitudes pour attirer les touristes, parce que c'est ce dont cela a l'air sur encore un autre point d'histoire. En effet, le monument est placé à droite de l'entrée du cimetierre. Et à gauche, se trouve un panneau, retraçant l'historique de celui-ci, mais indiquant aussi que dans le village, face à la mairie, se trouve un "Blockhaus" de 14-18. Hors, si le lieu a peut-être servi d'abri pendant cette guerre, ce n'était absolument pas un "Blockhaus".

D'une part, les Blockhaus en béton n'ont été construits qu'au moment de la seconde guerre mondiale. Lors de la première guerre, les français parlaient simplement d'abris, ou de sapes lorsqu'ils se trouvaient au niveau des tranchées, le mot "blockhaus" n'était employé que par les allemands; hors, les allemands ne sont jamais venus à Bathelémont à cette période.

D'autre part, hormis sur les lignes fortifiées, les abris de l'époque étaient construits exclusivement en bois, quelquefois renforcés de toles ondulées, car il n'était pas imaginable, que l'on soit dans l'un ou l'autre camps, de les laisser à l'ennemi en cas de retraite.

Enfin, sur la photo du monument original, on aperçoit en arrière-plan une maison avec une cave dont la porte est ouverte: c'est la ruine de cette maison, dont la cave a été conservée, qui est aujourd'hui qualifiée de "Blockhaus" ! C'est une grave atteinte au souvenir de ceux qui se sont battus dans le secteur. Tout comme d'ailleurs le fait de ne pas protéger d'autres vestiges comme la tranchée, ce qui ne couterait pas grand chose. Malheureusement, pour avoir voulu nous rendre sur les lieux, il a fallu se résigner à constater que malgré la présence d'un panneau indiquant le "Chemin des Américains", la bute et les bosquets qui protégeaient la tranchée sont en train d'être rasés à l'engin de chantier.

Bezange la Grande

Monument aux morts Bezange

Voici la liste des personnes figurant sur ce monument:

ARNOULD Adrien, BECHAMP Charles, BERGE Marcel, GIRARD Charles, HESSE Charles, HOUOT Henri, HOUOT Marcel, JANOT Emile, JANOT Paul, MARCHAND Charles, MARCHAND Paul, MATHIEU Adrien, MATHIEU Albert, MATHIEU Charles, MATHIEU Ferdinand, POPULUS Eugène, POPULUS Onesime, ROMAC Lucien, TISSIER Albert

Coincourt

Monument aux morts Coincourt

Voici la liste des personnes figurant sur ce monument:

Victimes militaires:

ANTOINE André, BELIARD (douanier), DIDON Joseph, FINANCE (douanier), JOLLAIN Albert, LHOMME Charles, MUSSOT Clément, ROUSSET Paul (capitaine, non originaire de la commune), TOUSSAINT (douanier), VOSGIEN Albert, CHARPENTIER Charles & Victor (de Bonviller, morts sur la commune).

Victimes civiles:

BARBELIN Jean-Baptiste, BARBIER Emile, DESALME Jules, FRANCOIS Charles, GRIPHATON Paul, GRIPHATON Marie-Anne, GUISE Julien,JACQUOT Auguste (maire de la commune), KLEIN André, MEREL Emile, PIERRE Charles

Autre victime militaire en 1870:

FAUCONNIER Edouard

Réchicourt

Monument aux morts Réchicourt

L'emplacement de ce monument ne semble pas être celui d'origine. Il semblerait que celui-ci provienne de l'église.

Voici la liste des personnes figurant sur ce monument:

FERRY Joseph et VIVE Camille (1914), BERGE Henri et CLAUDE Maxime (1915), VIVE Lucien (1916).

Parroy

Monument aux morts Parroy

Voici la liste des personnes figurant sur ce monument:

BOURDON Aimé, MARIZIEL Auguste, PICKEL René et THISSELIN Edouard (1914), COLSON Victor et L'HOTTE André (1915), HENRY Léon (1917), GUEULIN Joseph, LIGOT Joseph, RICHARD Emile et THRION Charles (1918)

Entre Parroy et Xures, sur le bord de la route longeant l'étang se trouve une borne similaire à celle d'Arracourt (sur celle-ci est encore apparent le nom de Parroy, alors que l'inscription est illisible sur celle d'Arracourt):

Borne Parroy

Valhey

Monument aux morts Valhey

Voici la liste des personnes figurant sur ce monument:

MEREL Georges et SELLIER André (1914), CHASSELIN Antoni (1916), CHASSELIN Henri et MARCHAL Léon (1918).

D'autre part, la tombe d'un autre soldat dont le nom ne figure pas au monument se trouve à l'entrée du cimetierre:

Tombe BICHET Plaque tombale BICHET

Xures

La particularité de ce village est qu'il existe deux monuments:

Un dans le cimetierre, dédié aux victimes de 14-18:

Monument cimetierre Xures Plaque cimetierre Xures

Et un dans le village, à côté de l'église:

Monument village Xures Monument village Xures 2

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